Le rendez-vous de la presse, ce jeudi 09 mars

Un ultimatum est lancé au gouvernement.

Crise dans l’éducation et crise sociale suite à l’augmentation des produits pétroliers font le régal de la presse ce jeudi.

De récents échanges ont eu lieu entre syndicats d’enseignants et le groupe de travail mis en place par le gouvernement pour trouver des solutions aux difficultés rencontrées dans le secteur de l’éducation : cela est un secret de Polichinelle. De cette rencontre une trêve aux manifestations des enseignants avait été trouvée. Un accord non mis en application par deux syndicats qui ont lancé des grèves lundi dernier. Une situation que ne comprend pas Chronique de la Semaine. « La CSET et la FESEN décidées à paralyser l’année scolaire : malgré une trêve de deux semaines, ces deux syndicats maintiennent leur grève en déversant les élèves dans la rue ; et pourtant sur les quatre revendications, trois ont trouvé une satisfaction », écrit l’hebdomadaire.

Le Patriote paru jeudi revient sur aussi l’affaire, écrivant « De la crise à la confusion, la fin n’est pas pour demain ». Le journal met, lui, en cause le gouvernement qu’il accuse de « faire diversion » en publiant le relevé des conclusions desdites discussions avant que les responsables de syndicats ont pu rendre compte à leurs bases.

Flambeau des démocrates, lui se questionne. « Dialogue de sourd entre gouvernement et enseignants : échec du groupe de travail ou méfiance des acteurs ? ». Le journal semble sceptique. « Tout porte à croire que ce dialogue de sourd n’est pas prêt de finir entre les gouvernants et les enseignants », , lit-on à sa page 5. Et Le Correcteur tacle, lui, directement Gilbert Bawara, ministre en charge de la fonction publique. Selon le journal « les enseignants de Siou (village natal du ministre, ndlr) sont régulièrement victimes des méthodes de menaces de Gilbert Bawara ». Conséquence, « ils viennent de saisir la CNDH », informe-t-il.

Autre sujet toujours d’actualité, la récente hausse des prix des produits pétroliers. Il nous en souvient que ledit réajustement avait fait des contestataires et a entrainé la mort d’un citoyen. Ce jeudi, Liberté informe que « Les UST (Universités sociales du Togo comprenant les organisations syndicales, celles des consommateurs, de défense des droits de l’Homme et de la société civile) exigent le retrait de la mesure et appellent à un dialogue social ». Selon le journal ces associations et syndicats donnent deux semaines au gouvernement pour appliquer « le report de l’arrêté interministériel portant augmentation des prix des produits pétroliers, l’ouverture d’un dialogue social sincère avec tous les acteurs concernés et l’ouverture immédiat d’une enquête afin d’identifier et de traduire en justice les auteurs de ces actes criminels conduisant à la mort d’un concitoyen » ; au cas contraire « des actions de mobilisation populaire seront entreprises afin de l’y contraindre ». Information réitérée par Forum de la Semaine paru jeudi en son numéro 2288.

Le dernier point de la revendication des UST fait l’objet, selon La Nouvelle Tribune, d’une requête du CACIT au Médiateur de la République. Le journal informe que le CACIT veut « que la lumière soit faite sur les cas des blessés et la mort du citoyen survenus au cours de la manifestation spontanée du 28 février 2017 ».

Focus Infos, pointe du doigt, la communication faite par le gouvernement dans cette affaire. Le « choix de communication est non seulement inefficient dans le contexte qu’était celui du 28 février dernier, mais renforce également ceux qui surfent sur l’idée d’une autorité publique autiste, méprisante envers son opinion », écrit le journal.

Ces situations quelques peu fâcheuses feraient l’affaire de CAP 2015, semble dire Echos du Pays. « Quand CAP 2015 veut profiter de la grogne sociale pour rebondir », lit-on. Le journal , pour qui, ledit regroupement de partis est « en difficulté » pense que le point de départ de la marche de CAP 2015 prévu pour le 11 mars qui n’est autre que le carrefour GTA est suspect. « Le carrefour GTA s’étant signalé comme foyer de tension à la faveur de l’augmentation des prix des produits pétroliers, le CAP 2015 veut certainement en profiter pour récupérer les jeunes qui ont montré leur capacités à manifester », écrit le journal.

Mais « à quelle fin les dirigeants font dans la provocation », demande Le Rendez-vous. L’hebdomadaire met en cause ce qu’elle appelle « les excès contre la population qui a déjà trop encaissée » contenus dans « la dernière actualité sociale ». « La colère est à son comble. Si l’autorité en a besoin, la population est capable de toutes les surprises. Les mouvements organisées soit par les OSC, soit par les formations politiques se pointent », prévient le journal.

Tout compte fait, « Le peuple ne veut plus de Faure Gnassingbé », affirme Le Perroquet qui impute aux gouvernant « Grève des enseignants, grogne sociale, mauvaise gouvernance, atteinte à la liberté d’expression, refus des réformes politiques ». Selon le journal, « Faure Gnassingbé a démissionné de ses obligations présidentielles et de Chef d’Etat mais est devenu le chef de la minorité qui opprime le peuple et s’accapare des biens de l’Etat ». Il invite le peuple à « exiger l’organisation libre, démocratique et transparente des prochaines élections aussi bien locales, législatives et présidentielles pour permettre au président Faure Gnassingbé d’aller se reposer ».

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

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