Dans la nuit du 29 au 30 septembre

Un raz-de-marée a sinistré le littoral à Aného

Le ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, André Johnson s’est rendu mardi à la plage en face de la mairie d’Aného en compagnie de la représentante-résidente de la Banque Mondiale au Togo, Mme Joëlle Businger. Ce n’était pas de coeur joie, mais pour constater de visu une situation désolente qu’a vécu cette partie de notre pays : dans la nuit du 29 au 30 septembre, de puissantes vagues ont rogné la côte de 5 à 20 mètres, aussi bien derrière les bâtiments de la mairie que dans les quartiers riverains de Nlensi, Djamadji, Légbanou, Fantékomé, Aplèho et Apounoukpa près de l’embouchure, en balayant certains épis de roche récemment mis en place ou ensablant les épis préexistants depuis 1987 Aného plage est sinistré.
En effet, ce déplacerment a eu pour objet de constater l’étendue des dégâts causés par ce raz-de-marée afin d’en trouver des solutions idoines pour parer au plus pressé et envisager des solutions sur le long terme.
Pour la représentante-résidente de la Banque Mondiale au Togo, « cette situation est très inquiétante et catastrophique pour la ville d’Aného et il urge d’y trouver rapidement des réponses efficaces et durables. » Mme Joëlle Businger a, tout en reconnaissant qu’il y a une assistance technique de son institution en matière d’érosion côtière, insisté que « l’érosion côtière constitue un défi majeur pour la Banque Mondiale aussi bien que la lutte contre la pauvreté et la croissance partagée. »
Elle a dit par ailleurs que la recheche des solutions doit aller au-delà de la Banque Mondiale ; mais avec les gouvernants, les autres partenaires techniques et financiers et même les autres pays pour plus d’efficacité.
Pour sa part, le ministre André Johnson s’est réjoui de la promptitude de la nouvelle représentante-résidente pour se rendre compte de la gravité de l’érosion côtière. Il a avoué que les solutions à ce phénomène relèvent de la collégialité des pays concernés. « Les discussions sont sur la table et je pense que dans les couloirs de la COP 21, des solutions idoines seront trouvées pour endiguer ce phénomène », a-t-il conclu.
Le préfet des Lacs, Edan Akouété, le président de la délégation spéciale de la commune d’Aného, Patrice Ayayi Ayivi, et le porte-parole des chefs de quartier riverains de la côte, Dr Gaba Dovi, ont salué la présence du ministère de l’Environnement et le soutien moral de la Banque Mondiale. Ils ont souhaité que des
actions soient rapidement entreprises pour une meilleure protection de cette côte.

A propos de l'auteur

Late Pater

Il est rédacteur au journal L’Union pour la Patrie et au site web Pa-lunion.com

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