Attentes du Togo pour la transhumance 2017

Un plan opérationnel pour une campagne non conflictuelle adopté

Cinq (5) morts et trois (3) blessés dans les régions Maritime, des Plateaux et de la Centrale, 239 cas de destruction de champs ou récoltes estimés à plus de 12 millions dont 7,9 millions ont été pris en charge par les transhumants et 707 têtes de bêtes ont été abattues sont les statistiques qui ont été dévoilé à travers la campagne de transhumance de l’année 2016 qui a été très tendue au Togo. En présence des ministres de la Sécurité et de la protection civile, le colonel Damehame Yark et de l’Agriculture, de l’élevage et de l’hydraulique, le colonel Ouro-Koura Agadazi, un plan opérationnel pour une campagne non conflictuelle en 2017, a été adopté à Kara (420 km au nord de Lomé) pour pouvoir enraillé ce mal qui gangrène les villes du Togo.

« Au cours de la campagne 2016, les transhumants ont fait usage d’armes de guerre pour se défendre. Si les gens arrivent seulement pour faire paître les troupeaux et qu’ils sont armés de fusils de guerre, ça devient un problème. Nos populations ne comprennent pas pourquoi on accepte des gens qui viennent leur tirer dessus », a laissé entendre le ministre de la Sécurité tout en ajoutant qu’une sensibilisation sera commencée tôt.

Ce nouveau plan prévoit de revisiter la carte de transhumance, de renforcer les ouvrages pastoraux, de recenser les éleveurs sédentaires, d’exiger la carte professionnelle des bouviers transhumants, la relecture de l’arrêté portant organisation de la transhumance.

« Il sera question dans les mois à venir d’aller dans les pays de provenance des bœufs pour leur communiquer la charge pastorale, c’est-à-dire le nombre de tête de bœufs que le Togo pourra abriter au cours de l’année 2017 en prenant en compte la production locale. Il faut organiser les activités depuis ces pays de départ en positionnant nos équipes depuis les frontières. Cela nous permettra d’organiser et d’orienter les bœufs vers les couloirs de transhumance en cours de construction », a indiqué le ministre en charge de l’Agriculture.

Au niveau de chaque collectivité locale togolaise, des sensibilisations seront menées afin que soit réservé dans les hameaux, les villages et les cantons deux (2) hectares où les animaux viendront paître.

La campagne de transhumance 2016 a eu lieu entre janvier et mai dernier. Le Togo accueille les éleveurs transhumants depuis 1970 sur son territoire.

Bientôt, une délégation togolaise fera le déplacement des pays de provenance des bœufs pour sensibiliser les transhumants sur les attentes du Togo.

A propos de l'auteur

Du même auteur

Soutenir par un don