Concert de Dj Arafat à Lomé

Un nouveau « faux bon » de l’artiste à craindre ?

Dj Arafat va-t-il encore dribler les promoteurs culturels et mélomanes togolais ? La question demeure sur toutes les lèvres dès l’annonce du show inédit de l’artiste ivoirien surnommé « Yorobo » et « Commandant Zabra », prévu samedi 25 février à Lomé.
En tout cas, les adeptes des « 3500, 5500, 8500, 12500 volts d’animation » préfèrent jouer au St Thomas. Un tour sur Facebook en dit long.

En effet, Dj Arafat serait cet artiste qui aime rouler les organisateurs de spectacles. Ce cliché s’est avéré le 27 août 2010, date à laquelle l’artiste devait animer un géant concert au cours duquel il devait partager la même scène avec le franco-marocain La Fouine, le réunionnais Kamnouze, le béninois Dibi dobo et plusieurs artistes togolais.

L’agence de communication « Ed Events », soutenu financièrement par Moov-Togo, n’a pas lésiné sur les moyens pour offrir un spectacle digne de ce nom aux mélomanes togolais.
L’artiste ivoirien était le plus attendu, pour sa première fois qu’il foulera le sol togolais où il a une popularité monstre. Dj Arafat était sur toutes les affiches publicitaires, aussi visuelles que sonores.

Grandes ont été la déception et la colère des organisateurs ainsi que le grand public qui avait fait nombreux le déplacement au Palais des Congrès ce vendredi-là. Dj Arafat n’a pas répondu à l’invitation.

Quelques jours après, les organisateurs de ce show musical ont révélé à la presse que l’artiste avait touché comme cachet, la bagatelle de cinq (05) millions de francs Cfa et quatre (04) invitations personnelles en Classe-affaires pour son vol Abidjan-Lomé.

Une attitude que beaucoup qualifient de « gangstérisme musical », dans la mesure où l’artiste n’était pas à son premier coup. La même dribble de l’artiste s’était également produite dans la même année, au Bénin puis au Gabon, où l’artiste avait été annoncé mais n’a pas daigné montrer le bout de son nez.

Sur un récent album, soulignons que Dj Arafat affirme qu’il ne chante que pour son pays. Des propos que d’aucuns qualifient de « déplacés » pour un artiste qui est appelé à grandir musicalement, même hors de sa Côte d’Ivoire natale.

Va-t-il enfin soigner son image peu reluisante qu’il traîne un peu partout dans le showbiz africain ? L’heure de la rédemption a-t-elle pour Commandant Koné Zabra ? Wait and see samedi prochain.

A propos de l'auteur

Late Pater

Il est rédacteur au journal L’Union pour la Patrie et au site web Pa-lunion.com

Du même auteur

Soutenir par un don