39è journée de l’arbre au Togo

« Un Togolais, un bosquet » au lieu de « Un Togolais, un arbre », André Johnson

Le Togo observe ce 1er juin 2016 son habituelle journée de l’arbre sous le thème « Forêt et Communauté ». Une commémoration qui promeut l’extension de la couverture forestière du pays et l’amélioration de son potentiel ligneux. Le ministre de l’environnement et des ressources forestières, André Johnson, a saisi l’occasion pour faire le bilan des activités du pays en matière de reboisement et convier tous les Togolais à contribuer au reboisement en plantant un bosquet au lieu d’un arbre.

Les forêts jouent d’importants rôles dans l’écosystème. On note leur contribution à la protection des sols et des bassins versants, la création de microclimats, la régulation du régime des eaux, la contribution au cycle du carbone et de l’eau, la conservation de la diversité biologique, etc. Aussi fournissent-elles plusieurs types de produits tels que les fruits, racines, écorces, gibier, bois de sciages, charbons de bois, bois de chauffage, des plantes médicinales, gommes, graines utiles etc. ; et participent à la vie socio-économique de tout pays. Il s’avère donc important d’œuvrer à la création et la protection des forêts.

Le Togo s’est assigné cette mission et l’a démontré déjà avec plusieurs actions dont la journée nationale de l’arbre instituée depuis 1977. Cette dernière n’a pas manqué d’apporter un plus au développement de la situation du pays en matière de foresterie. « Le taux de reboisement annuel qui était de l’ordre de 1.000 ha dans les années 1980 est passé à 2.000 ha en 2010 témoignant de la volonté politique et de l’engouement des populations pour le reboisement », indique le ministre Johnson.

Pourtant, ces résultats ne permettent pas d’assouvir les ambitions nationales de reboiser au moins 5.000 ha par an et influencent négativement le bien-être des populations. Qui plus est, on note des défaillances.

« A ce jour, on estime à 47 000 hectares les superficies plantées en majorité en teck, eucalyptus, cassia, khaya sous forme de plantations étatiques, privées, communautaires et scolaires ; contre un recul annuel d’environ 15 000 hectares de forêt. Cette situation nationale des forêts montre que le reboisement dans notre pays ne compenserait pas encore les pertes. Or, la faiblesse du reboisement conjuguée à la déforestation, a des impacts négatifs considérables sur notre cadre de vie et surtout pour les populations rurales qui dépendent fortement des ressources forestières ligneuses et non ligneuses », a fait constater le ministre en charge de l’environnement avant de lancer cette invitation, « Au regard de toutes les menaces pesant sur nos forêts, il est urgent de focaliser notre attention sur le slogan « Un togolais un bosquet » au lieu de « Un togolais un arbre ». A cet effet, j’invite tous les Togolais à « planter un bosquet chaque année ».

Le Togo, quoique pays non forestier, bénéficie d’une histoire en la matière faites d’actions intéressantes contribuant au reboisement. Depuis la période coloniale, des programmes de protection de la nature et de développement forestier se sont succédés et ont permis, entre autres, la création de parcs, l’installation de jardins botaniques, des plantations.

Intégralité du message du ministre de l’environnement et des ressources forestières

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

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