Attentat terroriste de Paris

France : Trois jours de deuil national

Au moins 127 personnes sont mortes ce vendredi 13 novembre dans la soirée et 180 ont été blessées, dont 99 se trouvent « en urgence absolue » après les attaques multiples au Stade de France et à Paris, dans plusieurs arrondissements.
François Hollande a déclaré l’état d’urgence. Les contrôles aux frontières vont également être renforcés. Ce samedi matin, le président de la République a annoncé trois jours de deuil national.

Sept lieux ont été touchés : les abord du Stade de France, la salle de spectacle Le Bataclan (XIe), un restaurant rue Bichat (Xe), la rue de Charonne (XIe), l’avenue de la République (XIe), le boulevard Beaumarchais (III, IV, et XIe) et la rue de la Fontaine au roi (XIe).

« C’est une horreur », a déclaré le président de la République. « Ce que les terroristes veulent, c’est nous faire peur, nous saisir d’effroi. Mais, il y a face à l’effroi une Nation qui sait se défendre, qui sait mobiliser ses forces, et qui une fois encore saura vaincre les terroristes », a poursuivi le chef de l’Etat lors d’une courte allocution depuis l’Elysée.

Témoignage du patron d’un restaurant touché par la fusillade
Du sang partout, des douilles qui jonchent le sol, toutes les vitres brisées... Dimitri Mohamadi, le patron de la Casa Nostra, dans le XIe arrondissement, a du mal à parler tellement il est épuisé et bouleversé. Après une nuit blanche, il vient de passer toute la matinée avec les policiers dans sa pizzeria dévastée. « Je venais de prendre une commande, et je suis descendu en cuisine, raconte-t-il les yeux rougis. »Quand je suis remonté, trente secondes plus tard, la fusillade était déjà terminée : une rafale avait brisé la vitre, les tables étaient renversées, des gens étaient couchés par terre. J’ai vu une personne qui passait devant le restaurant, elle avait pris une balle et s’est effondrée un peu plus loin. Je ne sais pas si elle est morte ou pas... Chez nous on n’a pas eu de morts, mais deux jeunes clientes, des habituées, ont été touchées. L’une d’elle, blessée au poignet, est venue demander de l’aide au bar, et on l’a descendue à la cave.

Quant à l’assaillant, il s’est enfui, et s’est abrité semble-t-il au 2 rue de la Fontaine au Roi. Les policiers ne l’ont pas trouvé"... Très choqué, il nous montre les images de son restaurant dévasté sur son téléphone portable.

Dans la nuit, les policiers ont fouillé le restaurant de fond en comble, et, selon Dimitri, tout cassé « dans les cuisines, (s)on bureau et la cave, où ils pensaient qu’un terroriste pouvait se cacher ». « Moi, je suis parti en laissant tout allumé, même le chauffage, les fours... », poursuit-il. Ce matin, il a baissé son rideau, « sans savoir jusqu’à quand ». Quant à la jeune fille blessée au poignet, Lucie, le patron du restaurant a pris de ses nouvelles : « elle a été opérée hier soir et elle va bien ».

Témoignage recueilli par Stéphane Kovacs

A propos de l'auteur

Late Pater

Il est rédacteur au journal L’Union pour la Patrie et au site web Pa-lunion.com

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