Entretien sur Calebasse Challenge

« Transformer le spectacle de slam en festival », Koukouvi Zakli

Le slam ou plus simplement la poésie exprimée envahit de plus en plus la jeunesse togolaise. Avec des spectacles un eu partout, les jeunes s’imprègnent de ce genre et en deviennent même addicts.

Calebasse Challenge est l’un de ces évènements qui promeuvent cet art. Nous en avons rencontré, pour vous, l’initiateur. Il nous livre la quintessence de son spectacle.

Pa-lunion : En quoi consiste Calebasse Challenge ?
Kokouvi Zankli : Calebasse Challenge prône les spectacles de proximité ; nous allons dans les ménages faire un spectacle d’une heure de slam. Au bout de trois mois, nous faisons un grand show que nous dénommons Calebasse Challenge. C’est un grand spectacle qui contient deux parties : un concours de slam auquel participent sept jeunes pratiquant dudit art présélectionnés et une performance des slameurs professionnels agrémentée de musique, de danse et d’humour.

Pour chaque édition, nous recevons un slameur étranger. La première édition s’est déroulée le 12 février dernier. Nous nous préparons pour la seconde qui se déroule le 21 mai prochain au Centre de formation bancaire de Lomé non loin de la pharmacie Yem-Bla à partir de 19h. L’innovation de cet acte 2 est le duel de mots entre le Togolais Menteur Ambulant et la Béninoise Harmonie, qui vient de sortir un livre sur le slam.

Notre vision est de parvenir à transformer ce spectacle en festival.

Pa-lunion : Quelle est la plus-value de votre initiative ?
KZ : Ce spectacle est d’abord destiné aux jeunes poètes et slameurs togolais. Généralement ils écrivent de beaux textes mais ne disposent pas d’auditoire. Nous leur offrons cette possibilité de s’exprimer. Aussi, nous apportons à un public qui a soif de beau spectacle ce qu’il recherche.

Pa-lunion : Le slam semble être un genre nouveau... Quel intérêt revêt-il et de quel avantage bénéficie-t-on lorsqu’on participe à Calebasse Challenge ?
KZ : Le slam n’est pas un genre nouveau ; c’est plutôt l’appellation qui est nouvelle. Dans nos cultures africaines, ce genre existait avec nos ancêtres. Au Togo, vous connaissez le « Hakpagnan » et autres.

Le slam régénère, il édifie, il permet de méditer, il permet de garder le sourire. Ce sera du spectacle vivant. Je rappelle que la crème du slam togolais sera représentée avec des artistes hors-pairs comme Saffson Afobou Kozo, le plus Tem des slameurs togolais ; John Alokpa, le sage ; Tike, un jeune artiste super.

Venez et vous ne serez pas déçus !

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

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