Journée mondiale de lutte contre le Sida

Sida et drogues, des amis à fuir.

La journée mondiale de Lutte contre le Sida a été célébrée partout dans la monde ce 1er décembre. L’association Recherche Action Prévention Accompagnement des Addictions (RAPAA) en a saisi le créneau pour sensibiliser les populations de Bè sur les risques de contamination à VIH en rapport avec l’usage de drogue.

Entre consommation de drogue et contamination au VIH/Sida, l’écart est court. En effet, l’état d’ébriété après consommation d’une substance psychoactive ou celui de manque précédant une utilisation de drogue peuvent favoriser les risques de contamination à VIH. En vue d’informer les populations à ce rapprochement, l’association RAPAA, une structure de lutte contre les addictions au Togo, a dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le Sida, mené , du 30 novembre au 1er décembre, des activités de sensibilisation et de dépistage volontaire dans le quartier Bè Hédzé.

Concentrée sur deux ghettos dudit quartier, cette action a été présentée à la presse ce 02 décembre au siège de l’association RAPAA sis à Lomé.

Selon les organisateurs, 600 personnes ont été sensibilisées sur les risques de contamination au VIH lors de cette intervention. 219 personnes ont été touchées par le dépistage gratuit du VIH. Des t-shirts et des repas ont été offerts à ceux qui ont effectué le dépistage et plus de 5000 préservatifs ont été distribués.

« Aujourd’hui, les différents rapports montrent que l’Afrique de l’Ouest est une plaque tournante de la consommation et de transit de drogues. L’association RAPAA a fait une enquête dans la ville de Lomé et nous y avons ressorti que beaucoup de personnes utilisent de la drogue. Nous avons donc trouvé opportun d’aller vers les populations consommateurs de drogues pour les informer des risques liés à cette consommation. Cette activité a été possible grâce au financement du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) via la Plateforme nationale des organisations de la société civile », a indiqué M. Emmanuel Messanvi, responsable du volet Plaidoyer et renforcement de capacités à RAPAA et coordonnateur de cette intervention.

Les cas positifs au test de dépistage seront référés selon M. Messanvi à l’hôpital secondaire de Bè. L’association entend poursuivre ses actions auprès de certains groupes d’usagers. Pour cela, elle utilisera une démarche à base communautaire pour l’analyse des problèmes et des réponses à apporter. Elle envisage aussi une approche personnalisée centrée sur le conseil, l’écoute et l’accompagnement individualisées ainsi que la réinsertion sociale de ceux qui souhaitent sortir de la dépendance.

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

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