La presse écrite du mercredi 19 avril 2017

Sécurisation et gouvernance du foncier au Togo

La question foncière au Togo interpelle tous les journaux à la page nationale ce mercredi. La politique et l’économie ne sont pas du reste.

Toutes nos villes, avec en tête Lomé la capitale, ainsi que nos hameaux sans exception aucune sont devenus des zones à forts enjeux fonciers, celles où les spéculations foncières à la fois urbaines et agricoles, les tensions et conflits communautaires liés à la terre deviennent inquiétants. Le messager à travers ce message fort, affirme que l’Etat est à la recherche des solutions réalistes et pérennes. « Aujourd’hui, l’heure est venue d’en finir pour les gouvernants de faire face à leurs responsabilités en prenant des décisions appropriées d’où le forum qui s’est ouvert hier  », lance le journal.

Sur la question, Togo Presse pense que l’occupation par certains propriétaires terriens de réserves administratives soi-disant rétrocédées, par les assignations en partage et procédures d’expulsions portant sur des domaines déjà occupés sont autant d’autres causes de ces litiges, qui obligent à mettre en place de nouvelles législations foncières.

Un forum national en vue de régler une fois de bon les problèmes de terrains, renchérie La Lanterne. « Au Togo, près de 90% des affaires pendantes devant les tribunaux sont liées au foncier. L’insécurité foncière devient de plus en plus inquiétante dans le pays et freine le développement sur plusieurs plans. Conscientes de la situation, les autorités togolaises se mobilisent pour parvenir à un régime foncier susceptible de relever le défi de la sécurisation foncière », explique-t-il.

La réforme du secteur foncier est en marche, note Forum de la Semaine et ironise : « la gouvernance foncière est ‘’ambitieuse et volontariste’’ ». « Ce forum de quatre (4) jours, est le fruit de réflexions initiées depuis quelques années. L’objectif est de définir les contours d’un cadre juridique qui s’inspire des pratiques locales et étrangères pour une meilleure gouvernance foncière ambitieuse et volontariste », précise le journal.

A la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption, Fraternité se demande si c’est : « Un instrument de règlement de comptes ? ». « Quand soudainement Faure Gnassingbé décide enfin de mettre cette Haute autorité en place, l’on est amené à croire qu’en fin stratège politique, il vient de brandir une carte à l’endroit des détracteurs dans son propre camp et même pour certains opposants à la solde du pouvoir », commente-t-il.

Parlant de chefferie traditionnelle de Lama-Tessi, La Dépêche va au-delà du communautarisme ambiant, au devoir de vérité. « Si Lama-Tessi est peuplée de populations Kabyè, elle se trouve dans la préfecture de Tchaoudjo. C’est au nom de cette situation géographique que ladite population est en proie à une forme de razzia des chefs Tém nostalgiques d’un passé glorieux de grands guerriers. Il est donc décidé dans les palais Tém que les populations de Lama-Tessi sont allogènes et donc la succession au trône est inadmissible », informe le journal.

En politique, Le Correcteur évoque pour sa part le mépris caractérisé pour les jeunes, la gérontocratie au contrôle, l’impossible changement sans l’alternance. « Que du réchauffement et du recyclage des vieux barons du RPT. C’est finalement le constat alarmant auquel les jeunes sont confrontés et au-delà, tout le peuple dans la mesure où c’est une prime à l’impunité et la promotion des gaffeurs », fait savoir le journal.

Abordant le sujet sur la déclaration des biens aux agents de l’Office togolais des recettes (OTR) membres anti-corruption, Liberté s’interroge : « A quand le tour de Faure Gnassingbé et de la minorité ‘’pileuse’’ au pouvoir ? ». « On ne le dira jamais assez, ce rituel de déclaration des biens est une bonne disposition d’esprit et appréciable à sa juste valeur. Et c’est bien d’y soumettre les agents de l’OTR, les membres de la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et autres infractions assimilées, car ils doivent travailler dans l’intégrité et être à l’abri de la corruption », lit-on.

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