Sécurité aérienne en Afrique

Réduire encore et encore les crashs

Lomé a accueilli mercredi une réunion de haut niveau des ministres en charge de l’aviation civile, d’experts, de représentants internationaux issus de différentes instances de l’aviation civile ainsi que des responsables des structures de fourniture de services de navigation aérienne. La sécurité aérienne en Afrique a été au cœur des échanges.

Freiner les accidents liés à la navigation aérienne, tel a été le point central d’une conférence continentale tenue ce 12 avril à Lomé. Il s’est agi d’un cadre de réflexion et d’échanges aux décideurs des services « Search and rescue » SAR (Services de Recherches et de Sauvetage) du continent dont l’objectif est de susciter une prise de conscience au plus haut niveau et obtenir un meilleur engagement des États à mettre en œuvre les normes et pratiques recommandées de l’Annexe 12 de la Convention de Chicago du 7 décembre 1944 relative à l’aviation civile.

« La présente rencontre est importante à plus d’un titre, car elle est consacrée à une question cruciale qu’est la sécurité dans le secteur du transport aérien où le volume du trafic ne cesse de croître, pour ne pas dire qu’il double chaque quinze ans. Devant l’enjeu de la sécurité aérienne qui concerne des millions de vies, il est impérieux que les pays africains mutualisent leurs efforts et leurs expériences. Face aux défis de la mondialisation, le renforcement de la sécurité dans l’espace aérien de l’Afrique constitue un chantier immense et exigeant. Nous disposons déjà d’un large faisceau de mécanismes et de dispositifs institutionnels performants dont leur mise en œuvre judicieuse et leur coordination peuvent contribuer efficacement à assurer la prévention des accidents et surtout leur gestion », a indiqué à l’ouverture des travaux, le premier ministre togolais, Komi Selom Klassou.

En 2016, l’Afrique a connu, selon les statistiques réalisées par l’organisation « Aviation Safety Network », contre 19 crashs avec 325 victimes. Une légère baisse par rapport à l’année 2014 au cours de laquelle ont été enregistrées 21 crashs de vols commerciaux faisant 694 victimes ; diminution que les acteurs entendent rééditer voire améliorer considérablement.

Les audits OACI de supervision de la sécurité qui reposent sur le processus d’identification des faiblesses des Etats ont relevé dans la région Afrique et Océan Indien beaucoup de carences dans l’établissement et la mise en œuvre des services de recherches et sauvetage. Il s’agit notamment de manque de ressources financières adéquates, d’absence de législation nationale, d’un déficit de collaboration et de coopération entre les Etats, d’absence d’un Plan National SAR et d’équipements SAR adéquats pour des opérations de récupération à grande échelle, de manque de formations adéquates et d’organisation des exercices.

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

Du même auteur

Soutenir par un don