Face aux problèmes liés aux changements climatiques

REDD+ crée un nouveau site internet plus adapté

La Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+) pour contribuer à l’effort mondial de lutte contre le réchauffement climatique a officiellement lancé au cours d’une conférence de presse ce vendredi à Lomé, le « site internet : www.redtogo.tg » de sa Coordination nationale.

Présidée par le Secrétaire général du ministère de l’Environnement et des ressources forestières, M. Boundjouw Sama, en présence du chef de programme de la Deutsche Gesellschaft Zusammenarbeit (GIZ), M. Andréas Schleenbaecker, du Coordonnateur national de la REDD+, M. Raymond Assi et du Directeur général de l’ODEF, M. Edjidomélé Gbadoé, ce site a pour objectif ultime de première phase la préparation d’une stratégie nationale REDD+ adaptée et acceptée par tous avec un plan d’investissement qui sera mis à la deuxième phase.

« Le processus ayant conduit à l’engagement du Togo dans la REDD+ est parti d’un constat. En effet, le Togo est un pays à faible couverture forestière forestière qui, malheureusement, a un taux élevé de pertes de surface forestière. Comme opportunités de la REDD+ pour le Togo, ce processus permettra d’assurer une gestion durable des forêts et d’offrir des mesures incitatives pour s’attaquer à certains principaux facteurs de la déforestation et de la dégradation des forêts, tels que l’agriculture itinérante sur brûlis et la consommation du bois d’énergie », a laissé entendre M. Sama.

Le site accessible au www.redtogo.tg, selon lui, constitue un outil privilégié pour informer régulièrement les acteurs, les parties prenantes, le public ainsi que les partenaires nationaux et internationaux sur les activités menées en matière de REDD+ au Togo.

«  En plus, la REDD+ doit être considérée comme un instrument pour la promotion du développement durable. Ainsi, au-delà d’être un important moyen de réduire les émissions des gaz à effet de serre, elle est aussi dans une large mesure, une opportunité pour bénéficier des divers services écologiques, économiques et sociaux offerts par la forêt. Toutefois, le processus REDD+ étant participatif et inclusif, il est important que les parties prenantes à ce processus et l’ensemble des couches de la population soient suffisamment informées et sensibilisées sur sa mise en œuvre », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le Coordonnateur national de la REDD+, M. Raymond Assi, a relevé que le Togo a l’instar de plusieurs autres nations de la planète, s’est engagé dans le processus de Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts pour faire face à ce problème.

«  La mise en ligne de ce site constitue une étape importante dans la mise en œuvre du processus REDD+ au Togo.Au-delà d’être un important moyen de réduire les émissions des gaz à effet de serre, la REDD+ a été aussi reconnue dans une large mesure, comme opportunité pour bénéficier des divers services écologiques, économiques et sociaux offerts par la forêt », a-t-il précisé.

A en croire ce dernier, ce nouveau joyau dans l’architecture communicationnelle du ministère de l’environnement et des ressources forestières va renforcer la collaboration entre les différents acteurs du secteur en vue de l’atteinte des objectifs poursuivis.

« Ce processus pour le conduire, a été mise en place par un décret de trois (3) organes de gestion notamment le Comité national REDD+, le groupe national des travailleurs REDD+ et l’Unité de Coordination national REDD+ qui est chargé de la conduite des activités opérationnelles sur le terrain d’où la nécessité de créer un site web pour une plus large diffusion de ces activités et aussi de faire participer à l’ensemble des parties prenantes au processus REDD+ pour sa brillante réussite au Togo  », a-t-il conclu.

La REDD+ est une opportunité pour aider le Togo à faire face à la question de l’utilisation des terres, ce qui atténuera les impacts sur le couvert forestier à partir de la promotion du développement durable dans d’autres secteurs comme les mines, l’agriculture et les infrastructures, et renforcera la réforme du processus d’acquisition de la propriété foncière.

Le processus de préparation de cette première phase a une durée de quatre (4) ans et a débuté en janvier 2015. Il va prendre fin le 31 décembre 2018 théoriquement.

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