Quid de responsabilité

Le nouveau feuilleton du lundi 26 mai dernier au dialogue inter togolais en cours au siège de Togotelecom anime le débat au sein de la classe politique et des populations. Il s’agit de ce que les uns ont appelé une intrusion et que d’autres justifient de présence pour apporter une contribution aux discussions en cours.

En effet, le professeur Wolou, membre du Psr, un parti politique d’opposition et Me Zeus Ajavon, membre de la société civile et président du Cst composé de partis politiques et d’associations de la société civile s’étaient présentés dans la salle du dialogue accompagnant les membres des partis Anc et Addi. Cela a suscité le courroux du parti au pouvoir et des représentants du gouvernement qui ont réclamé leur exclusion de la salle. Une dispute s’est alors engagée, chacun allant de ses arguments.
Pour les membres des deux partis Anc et Addi, ils sont libres de composer leur délégation à leur souhait. Les contestataires, de leur côté, n’ont pas approuvé cette thèse inférant qu’ils sont issus d’autres entités que celles invitées au dialogue. Les discussions ne reprendront que l’après-midi malgré le départ des deux acolytes.

Dans une tribune publiée plus tard, Pr Wolou, tout en reconnaissant les désagréments causés par sa présence, indiquait : « J’ai donc accepté de prendre part à ce dialogue au sein de la délégation de l’ADDI sur des sujets sur lesquels je pouvais apporter ma contribution. » En sa qualité de privatiste, il est bien placé pour mesurer la portée de l’acte qu’il allait poser. En ce sens où il avait connaissance de tous les sujets à débattre. Sa contribution devrait être donc faite à ses amis pour s’en servir.
Prof Wolou, dans ses justificatifs n’a pas oublié la présence "malencontreuse" de son compère Me Zeus Ajavon, le constitutionnaliste. Leur démarche, en ce moment, quelles que les démonstrations de droit avancées, s’apparente à une initiative bien planifiée pour perturber le déroulement des discussions et provoquer des tensions. Prof Wolou doit reconnaître aujourd’hui que sa présence ne poserait aucun problème, tout comme celle du Prof Gninivi (membre de la Cdpa appartenant à Arc-en-ciel), si ses amis avaient accepté rester dans la dynamique de groupe avec le Cst comme groupe parlementaire à l’Assemblée nationale.

Il s’agit là d’une question de responsabilité et de vision politique.

A propos de l'auteur

Late Pater

Il est rédacteur au journal L’Union pour la Patrie et au site web Pa-lunion.com

Du même auteur

Soutenir par un don