Parutions du lundi 22 août 2016

Quel bilan pour les 10 ans de l’Accord politique global (APG) ?

Les journaux parus en kiosque ce lundi à Lomé parlent en majorité de l’Accord politique global (APG) signé il y a 10 ans.

« Après les dix (10) ans de l’APG : quel bilan pour les manifestations de rue de l’opposition ? », se demande Nouvelle Opinion qui souligne que « les manifestations politiques ont montré leur limite, vu le désintéressement affiché par les militants de ce groupement de partis politiques. Seuls le dialogue et la concertation entre l’opposition et le pouvoir peuvent donner libre cours à la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles ».

« Bilan de l’APG : le jeu du boycott a tué le rêve de l’accord », écrit Togomatin.
«  Une rencontre sensée aplanir les divergences fâcheuses et d’actualité entre les différents acteurs et sous l’égide de ce qu’on pourrait appeler le collège des grands diplomates accrédités dans notre pays. Cette rencontre était indubitablement un pain béni, une perche pour un collectif qui était étonnamment fort, qui avait sérieusement le vent en poupe et dont l’offensive du 12 juin pesait dans la balance », poursuit-il.

Le Correcteur estime qu’après les 10 ans de l’Accord politique global (APG), la fiction du RPT-UNIR continue. Pour s’en convaincre, le journal cite M. Pascal Adoko, Secrétaire général adjoint de la CDPA qui dit : « UNIR est une fiction. On nous parle d’un parti dont l’Assemblée Générale n’a jamais été organisée. Ce sont finalement quelques têtes qui ont pris la gestion de toute une nation. Pour les réformes, on nous parle de concession à faire au chef de l’Etat sans toutefois nous dire exactement de quelles concessions il s’agit ».

Pour Liberté, le refus des réformes est dû à l’ « étonnante complaisance » de la communauté internationale vis-à-vis du régime de Faure Gnassingbé.
«  L’opposition a beau mettre en avant l’APG et relever sa valeur constitutionnelle, rappeler à Faure Gnassingbé ses engagements, ce dernier s’en moque éperdument. A maintes reprises, cet accord a été décrété caduc par les tenants du pouvoir. En lieu et place de la simple mise en œuvre des réformes à l’Assemblée nationale, aujourd’hui, le clan au pouvoir mijote l’idée d’un référendum afin de passer à la 5ème République et ainsi offrir à deux nouveaux mandats sur un plateau d’or », relève le journal.

Golfe info s’interroge sur la même question : « Dix ans après sa signature, que reste t-il de l’accord ? ».
« Fruit d’un dialogue national qui a réuni les six principaux partis politiques et des organisations de la société civile, l’accord politique global a mis fin à plusieurs années de crises politiques au Togo. Signé le 20 août 206, il est venu détendre l’atmosphère, surchauffée à l’époque par l’accession de Faure Gnassingbé à la tête du pays, en avril 2005 », note-t-il.

Toujours sur le même sujet, Le Correcteur revient et écrit : « Le CAP 2015 investit le territoire national pour appeler le peuple à prendre ses responsabilités ».
Selon le journal, l’appel du CAP 2015 relève : « Togolaises, Togolais, c’est à juste titre que vous vous indignez de l’imposture. Le péril à nos portes montre clairement que le salut de chacun de nous réside en notre capacité à nous mobiliser massivement pour mettre un terme au régime de dictature qui régente le Togo depuis des décennies. Pour cela engageons-nous individuellement et collectivement ».

La suspension du juge Sronvie continue de susciter des réactions dans les journaux. Forum de la semaine y voit une injustice créée par le CSM et pense que c’est le chef de l’Etat qui doit réparer.
«  Le CSM, diablement décidé à sanctionner le juge Sronvie contre vents et marées s’est livré à un forcing terrible en instrumentalisant les règles de droit habillées en un justicier luciférien. Il s’est agi de forger des formules au-delà de l’entendement pour les dissimuler dans les plis labyrinthiques de fautes disciples  », lance-t-il.

En rubrique santé, Togo presse s’intéresse à la question de l’alphabétisation fonctionnelle de la femme pour laquelle, la ministre Kolani Yentcharé a lancé une campagne de sensibilisation samedi dernier à la place des fêtes, chez le vice consul, à Adétikopé.
« Selon des statistiques, pour ce qui concerne l’alphabétisation, les femmes sont moins favorisées que les hommes. D’après l’indicateur de développement et des inégalités entre les sexes en Afrique (IDISA), le taux de d’alphabétisation est de 52,3% chez les femmes contre 80% chez les hommes, soit un ratio de 0,74 (74 femmes alphabétisées pour 100 hommes) », informe le journal.

En sport, Forum de la semaine revient sur le congrès ordinaire de la Fédération togolaise de football (FTF) et informe que les membres des instances juridictionnelles, d’audit et électorales de la FTF sont élus à Notsè.
« Ces instances juridictionnelles vont jouer leur rôle pour le compte des prochaines activités de la FTF, surtout le championnat national de football saison 2016-2017 », ajoute-t-il.

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