Pour l’économie togolaise

Projection de la croissance à 7,9% en 2022

Dans sa Déclaration de Politique Générale après sa reconduction en tant que Premier Ministre du Togo, Komi Sélom Klassou a indiqué que le gouvernement prévoit une croissance de 5,1% en 2019. Le pays envisage un taux de croissance à 7,9% en 2022.

Cet optimisme du PM fait écho aux dernières analyses du Fonds Monétaire International qui, dans un rapport, indique que l’activité économique au Togo semble commencer à se stabiliser dans certains secteurs, précisant tout de même que qu’elle reste faible dans d’autres.
Après avoir nettement ralenti en 2017, avec un creux de 4,4 %, la croissance devrait, selon les projections, s’accélérer légèrement pour atteindre 4,7 % en 2018. Les activités à vocation exportatrice, telles que l’extraction des phosphates et la production de coton, s’améliorent, mais la reprise du secteur des services est encore fragile. L’activité au port reprend et le trafic à l’aéroport se stabilise. Le crédit au secteur privé s’est redressé et avait progressé de 9 % en glissement annuel en août 2018. Les prix ont commencé à augmenter et sont entrés en territoire positif, indique le FMI.

Selon le rapport, au premier semestre de 2018, les recettes ont augmenté de 16 % par rapport à la même période en 2017, dépassant les projections de 1,5 point de pourcentage du. Dans le même temps, les dépenses ont été inférieures d’environ 3,4 points de pourcentage du PIB aux projections, principalement parce que les dépenses d’équipement financées sur ressources extérieures ont été inférieures aux prévisions en raison d’une exécution plus lente qu’anticipé des projets d’investissement. En conséquence, le solde budgétaire global (base engagements) s’est amélioré, passant de 0,2 % du PIB au premier semestre de 2017 à 0,7 % pendant la même période en 2018.
Le FMI rappelle qu’en 2017, malgré la faiblesse des recettes perçues, la réduction des dépenses a sensiblement amélioré le solde budgétaire global ; le déficit, sur la base des engagements, a été limité à 0,3 % du PIB.

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