Fermeture de LCF et de City FM

Pour Sud Media, les OSC marchent.

Ce 14 février a démarré six jours de marche pacifique lancée par certaines organisations de la société civile en réaction à la fermeture par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) des organes du groupe Sud Media.

06 février 2017, La Chaîne du futur (LCF) et la radio City FM du groupe Sud Mediaainsi que d’autres radio du pays se sont vus retirer leurs fréquences. En cause, des irrégularités liées à leurs enregistrements en tant qu’organes dans le monde médiatique togolais. La HAAC clame n’avoir à son niveau aucune référence prouvant que LCF et City FM ont reçu d’elle l’agrément d’installation et d’autorisation de diffusion. Information que nient les dirigeants du groupe Sud Media.

La fermeture de ces deux médias, beaucoup d’organisations sont montées au créneau pour la dénoncer. Parmi elles, des associations de la société civile togolaise au rang desquelles la Ligue des consommateurs du Togo (LCT), la Ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH), et le Mouvement Martin Luther King (MMLK) entre autres. Celles-ci, avec l’appui d’autres acteurs de la vie socio-politique du pays, ont initié une série de marches du 14 au 23 février pour « exiger, disent-elles, la réouverture de ces médias fermés illégalement ».

La première étape de cette série a été réalisée ce 14 février. Partis de la devanture du siège du groupe Sud Media, les protestataires se sont rendus à pied au carrefour Lomégan à Lomé scandant des phrases hostiles au président de la HAAC. La marche qui était sensée aboutir au siège de la HAAC a été donc interrompue par les forces de l’ordre au carrefour Lomégan. Les organisateurs y ont fait une déclaration liminaire avant d’inviter les participants à vaquer à leurs autres occupations.

Vue partielle du public participant à la manifestation

« Il y a bientôt neuf jours que les auditeurs et téléspectateurs des chaînes LCF et City Fm du Groupe Sud Média ont vu leurs droits à l’information restreint dans une confusion totale. Les organisations de la société civile, exigent la réouverture immédiate et sans conditions des organes fermés (LCF et City Fm). Elles dénoncent avec la plus grande fermeté le silence coupable de l’ART&P qui peine d’ailleurs à bien encadrer les sociétés de télécommunication de la place. Elles recommandent à la HAAC de garantir et d’assumer la liberté et la protection de la presse et des autres moyens de communication conformément à l’alinéa 1er de l’article 130 de la constitution togolaise », peut on lire dans la déclaration liminaire des OSC.

Cette première manifestation qui s’est déroulée sans violence se poursuivra mercredi et jeudi avant de reprendre le 21 février pour trois jours.

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

Du même auteur

Soutenir par un don