Plaidoyer pour un budget sensible pour les droits des enfants

Partenariat Société civile-Parlement pour relever de grands défis

Le Réseau de lutte contre la traite des enfants au Togo (RELUTET) et l’Association togolaise du bien-être familial (ATBEF) ont échangé ce mercredi à Lomé avec 37 députés de l’Assemblée nationale sur la budgétisation sensible à la protection de l’enfant et à la promotion de la santé et droit sexuel et génésique des adolescents.

L’objectif de cette rencontre est de mener des discussions sur la mise en œuvre des recommandations issues de l’atelier de 2014, d’apporter des informations sur la santé génésique et droits sexuels, l’éducation sexuelle complète et de définir des orientations pour la suite de la collaboration pour une budgétisation sensible à la protection de l’enfant et la santé et droit sexuel et génésique des adolescents.

Aujourd’hui, le constat est que, la Convention des droits de l’enfant (CDE) que le Togo a ratifiée en 1990, la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant (CADBE), le code de l’enfant et le code de la santé et de la reproduction n’ont pas pu contribuer à atteindre les résultats escomptés malgré les stratégies mises en œuvre par l’Etat et l’accompagnement de la société civile.

Ainsi chaque année, plus de 5.000 élèves tombent enceintes alors qu’elles sont encore sur le banc de l’école.

Cette rencontre financée par l’ONG Plan International et l’Union européenne (UE) devra permettre aux uns et aux autres de bien connaître les droits, les violences faites aux enfants.
«  Le rôle du député étant de voter les lois et d’interpeler le gouvernement sur leur mise en œuvre, il s’avère nécessaire pour la société civile de construire un partenariat avec les parlementaires notamment les commissions des droits de l’homme, des finances et de la santé pour que désormais le budget à voter soit sensible à la protection de l’enfant d’une part et que les questions de la santé génésique et droits sexuels soient mieux pris en compte d’autre part  », a déclaré le président du Conseil d’administration de RELUTET, Edouard Kodjo Gbodjo.

Les allocations budgétaires des secteurs de la protection sociale et de la promotion du genre représentent 1,4% du budget général et les secteurs sociaux qui doivent bénéficier chaque année de 36,8% des allocations budgétaires, ne bénéficient que de 27,6% depuis six (6) ans, soit un gap de 10%.

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