Revue de presse du lundi 08 août 2016

Panama Papers et rejet de la proposition de loi à la Une des journaux

Les journaux parus en kiosque ce lundi s’intéressent à plusieurs sujets qui font l’actualité au Togo.

« Des éléments de preuve qui récusent les accusations d’évasions fiscales », titre Forum de la semaine.

Selon le quotidien, « accuser aujourd’hui toutes ces sociétés de pratiquer le gonflement des prix pour contourner le fisc relèverait d’une contre-vérité pure et dure, sans fondement ni simple début de preuve ».

Courrier de la République est d’avis contraire quand il s’exclame : « après les révélations de PANAMA Papers, la suite ! », avant de se demander si « Wacem est la seule dans le coup ? Et les autres sociétés alors ? ».

« En attendant d’autres révélations venant peut-être d’autres structures, le WACEMGATE doit faire obligation à l’Etat de renforcer les arsenaux juridiques qui en lèveraient toute envie à ces opérateurs économiques très enclins à verser dans le faux, les évasions fiscales. Le secteur des mines, des transports, de la consignation maritime, des BTP devra être régi par des mesures draconiennes qui iraient au profit du pays », indique le journal.

Nouvelle opinion voit dans cette affaire de Panama Papers, une supposée implication d’autorités togolaises dans le dossier d’évasion et fraude fiscales et estime qu’il y a nécessité de « clarifier l’opinion ».

« On confirme que le Premier ministre, l’un des actionnaires de WACEM détiendrait 20 actions sur 550.000 avant de devenir Premier ministre. Dans l’opposition également, on cite une sœur d’Isabelle Ameganvi, Brigitte Ameganvi. En réalité, le problème qui se pose ne réside pas dans le fait que le Premier ministre ou d’autres Togolais aient des actions à WACEM, mais c’est la question de la fraude et de l’évasion fiscale qui constitue des manques à gagner pour le Togo qui posent problème », lance ce journal.

En politique, Le Correcteur écrit : « Ambiance surchauffée et truffée d’incongruités à l’Assemblée sur fond de rejet des réformes. Les députés UNIR engagés dans la remise en cause des maigres acquis de la lutte ».

« Les réformes constitutionnelles et institutionnelles au Togo s’éloignent davantage de leur phase de réalisation. Le spectacle du vendredi 5 août à l’Assemblée nationale montre bruyamment que le pouvoir Gnassingbé veut bien garder le Togo parmi le groupe restreint de la Gambie et de la Corée du Nord. De la limitation de mandat présidentiel, Faure Gnassingbé n’en veut point », fait savoir le journal.

« Réformes, proposition de loi couple ANC-ADDI, les députés UNIR sabotent les discussions et renvoient leurs collègues de l’ANC au HCRRUN, où l’ANC appelle le peuple togolais à prendre ses responsabilités », informe Liberté.

« J’ai cru entendre le Président de la République dire que pour ce qui est des réformes (de limitation du mandat présidentiel particulièrement), le cadre propice pour cela est l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, on nous dit que cette proposition de loi est rejetée parce que les travaux du HCRRUN offrent une perspective plus vaste, ce qui n’a même pas de sens parce qu’on aurait pu réfléchir à cette proposition avant de se pencher plus tard sur celles qui seront issues des travaux du HCRRUN », rapporte-t-il.

Flambeau des démocrates s’intéresse à la causerie-débat organisé par OBUTS pour marquer ses 8 ans. « Les dossiers brûlants au scanner », estime le journal.

« 02 août 2008-02 août 2016, l’Organisation pour bâtir dans l’Union un Togo solidaire (OBUTS) a 8 ans. Pour marquer l’évènement, le parti a organisé le 06 août dernier à son siège à Lomé, une causerie-débat qui a regroupé les différentes structures du parti, notamment la branche de la jeunesse solidaire, des femmes solidaires, le conseil national et les bureaux fédéraux du grand Lomé ainsi que la presse. Cette rencontre a été l’occasion pour le bureau politique du parti, avec à sa tête, Agbéyomé Kodjo, de situer l’opinion sur les sujets brûlants de l’heure », ajoute le journal.

En rubrique société, Togo matin dans les kiosques lance que plus de 73 millions perdus pou non-respect des droits de l’homme.

« Le 05 août 2016, la Cour de justice de la CEDEAO a condamné l’Etat togolais à verser 20 millions de francs CFA pour avoir torturé le sieur Amétépé Koffi. Ces 6 dernières années, plusieurs autres affaires de non-respect des droits de l’homme ont coûté plus de 73 millions de francs CFA à l’Etat, sinon au contribuable togolais », dénonce-t-il.

Golfe info titre de son côté : « Exploitation des phosphates carbonates » et se demande « où en est-on avec le Projet Elenito-Wengfu ? ».

« Douze mois après l’attribution de l’exploitation des mines de phosphates carbonatés du Togo au Consortium international formé de l’Israélienne Elenito, et de la chinoise Wengfu, on n’en sait toujours pas davantage sur le projet ».

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