Revue de presse du jeudi 04 août 2016

Oui à une cimenterie « Dangote » au Togo ?

La une des journaux parus en kiosque ce jeudi, c’est la visite de Faure Gnassingbé au Nigéria qui défraie la chronique.

« Oui à une cimenterie ‘’Dangote’’ au Togo ? », se demande Togo matin.

Selon le journal, la visite du président de la République au Nigéria le mardi 02 août dernier était centrée sur des enjeux économiques, qui ont pris tacitement le pas sur l’évocation des affaires bilatérales entre le Togo et la République fédérale du Nigéria.

« Après avoir abandonné le calcaire du Togo entre les mains des faussaires indiens et ses apparatchiks, Faure s’extasie devant la cimenterie Dangote au Nigéria », titre Le Correcteur.

« Je suis très ravi de visiter la raffinerie du groupe Dangote, une réussite encourageante pour notre continent. Cette usine est le symbole de la réussite d’un homme et d’une vision, c’est très encourageant pour le développement économique de notre continent », rapporte le journal.

De cette même lignée, Golfe info, écrit : « Visite de Faure Gnassingbé à Lagos ». « Mardi dernier, le Président togolais, Faure Gnassingbé était en visite de travail au Nigéria, où il a eu à échanger avec son homologue nigérian. Objectif, discuté des relations bilatérales entre le Togo et le Nigéria, en vue de leurs renforcements pour le développement des deux pays », indique-t-il.

Pour Waraa les vainqueurs, Faure Gnassingbé était mardi à Abuja pour le renforcement des liens de coopération qui existe entre les deux (2) pays notamment le Togo et le Nigéria.

Limogeage spectaculaire d’Otèth Ayassor, est le second sujet qui attire l’attention dans les colonnes des journaux.

« Adji Otèth Ayassor envoyé sur un terrain miné, Sani Yaya doit mettre des gants pour réussir à ce poste », ironise Le Changement.

« Pendant 10 années qu’il a passées à la tête du département de l’Economie et des finances, il a su masquer ses insuffisances, ses actes de prévarication par une vigueur de façade qui a fini par susciter des frustrations au sein de l’administration et de la société tout entière. Au-delà de ce qui précède, le nouveau locataire de l’Economie et des finances doit serrer les ceintures pour pouvoir combler les attentes des Togolais », déplore le journal.

De son côté, Waraa les vainqueurs, titre : « Remaniement technique du gouvernement : Après 9 ans de loyaux services, Adji Otèth Ayassor quitte le gouvernement ».

« Le gouvernement klassou Sélom a subi un remaniement technique le 1er août dernier. Le seul ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des finances et de la planification du développement, Adji Otèth Ayassor a en effet quitté le gouvernement après 9 ans passé à la tête de ce ministère important. Déjà le 02 août, le nouveau ministre en charge de l’économie et des finances, Sani Yaya a pris fonction après la passation de service qu’il a faite avec son ancien patron », indique-t-il.

Flambeau des démocrates pour sa part trouve que Faure a vu juste Sani Yaya, pour le nommer nouvel « argentier » à la tête du ministère de l’Economie et des finances.

« Il s’agit du limogeage d’un ministre qui devient plus riche que l’Etat. Finie une époque puis s’ouvre une autre. Depuis mardi, Sani Yaya devient le nouvel argentier du Togo », fait savoir le journal.

L’indéboulonnable ministre des Finances, Adji Otèth Ayassor enfin débarqué : Sani Yaya prend les rênes du département, informe Chronique de la semaine.

« Le seul ministre d’Etat du gouvernement Komi Klassou, Adji Otèth Ayassor, est tombée et remplacé par Yaya Sani, précédemment ministre chargé du budget. Selon une source proche du ministère des Finances, c’est une société belge dénommée Antaser qui est à l’origine de la chute certigieuse du baobab du ministère des Finances. Cette société spécialisée dans le suivi des marchandises à l’importation, l’a poussée à la porte », précise le journal.

En économie, Golfe info parle de la situation économique togolaise qui s’« aggrave ».

« De l’avis des chefs d’entreprises, jusqu’en 2010, malgré un environnement économique des plus difficiles, la situation des entreprises était loin d’être aussi désastreuse qu’aujourd’hui. Mais, entre 2012 et 2013, la situation va radicalement changer, avec les changements intervenus au niveau des administrations des Douanes et des impôts, sans compter les augmentations successives des coûts des produits pétroliers à la pompe, avec pour conséquences, les répercutions en cascade, de ces augmentations, sur tous les produits de première nécessité », informe le journal.

Liberté à sa Une titre : « Quelques faits d’armes d’Adji Otèth Ayassor, le CADERDT, le CNPE et le FMI ont goûté aux dures méthodes du ministre déchu ».

« Adji Otèth Ayassor, ancien ministre d’Etat en charge de l’Economie et des finances, aura passé près de 10 ans à ce poste. Son bilan est largement positif, n’en déplaise à ses détracteurs. Il s’est imposé comme le champion de la rigueur budgétaire, a renoué avec les institutions internationales (FMI, Banque mondiale), a obtenu l’annulation de près de 80% de la dette extérieure et a été à l’origine de la création de l’Office togolais des recettes (OTR). Si aujourd’hui, le Centre autonome d’études et de renforcement des capacités pour le développement au Togo (CADERDT) reprend du poil de la bête avec Odilia Gnassingbé, il n’en a pas toujours été ainsi au temps où le Professeur Kako Nubukpo officiait », souligne-t-il.

Nomination d’un nouveau ministre de l’Economie et des finances, les attentes de l’EU à travers Nicolas Berlanga Martinez, chef de délégation de l’UE au Togo : « L’UE ne cache pas son désir de voir des résultats concrets sur bien de sujets », lance Forum de la semaine.

Selon le journal, le chef de la délégation de l’UE répond : « Notre collaboration avec le ministre Ayassor a été excellente. Nous donnons valeur à quelques réformes entreprises » avant de poursuivre, « si l’Union Européenne (UE) se dit satisfaite de la nomination du ministre Yaya, elle ne cache pas son désir de voir des résultats concret sur bien de sujets ».

Togo presse quant à lui aborde le sujet de la Commission CEDEAO où le président de ladite Commission, M. Marcel Alain De Souza chez le Chef de l’Etat.

« Les diplomate a échangé avec le Chef de l’Etat des problèmes de la libre circulation des personnes et des biens et surtout ceux relatifs à la compétitivité », ajoute-t-il.

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