Première réunion du Conseil de l’entente vendredi prochain

Mettre en place une barrière contre le terrorisme et l’extrémisme

La première réunion sécuritaire se tiendra à Lomé ce vendredi 11 novembre prochain, conformément à la décision prise le 11 juillet dernier à Niamey au Niger par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des cinq (5) pays membres du Conseil de l’Entente de faire réunir annuellement les ministres en charge de la sécurité de leurs pays.

Pour ce faire, les experts sécuritaires de ces Etats se sont rencontrés à Lomé. La rencontre a été présidée par le ministre togolais de la Sécurité et de la protection civile, le colonel Damehame Yark, en présence de son collègue de l’Administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, Payadowa Boukpessi et du Secrétaire exécutif adjoint du Conseil de l’Entente, Abdoulaye Mohamadou.

Il s’est agi pour les ministres de discuter de la situation sécuritaire dans les Etats membres, la délimitation des frontières et l’évaluation de la gouvernance sécuritaire au sein de l’espace.

Selon Abdoulaye Mohamadou, cette première réunion aura principalement pour objectif de faire la situation sécuritaire dans l’espace et sur les frontières. « Nous attendons de cette réunion des décisions et des recommandations importantes à la fois à l’intention des ministres mais également des chefs d’Etat », a-t-il ajouté.

« Les différents événements ont fait multiplier des initiatives, soit individuelles au sein de chaque Etat, soit bilatérales, généralement entre des Etats frontaliers. Pour l’efficacité de ces pratiques, il me semble qu’on gagnerait mieux cette bataille en mettant nos forces en commun au sein de notre espace Entente. C’est l’un des enjeux majeurs de ces assises. C’est d’ailleurs l’un des objectifs poursuivis par les chefs d’Etat qui ont voulu que le conseil de l’Entente prévoit un cadre de concertation permanente pour les Etats membres sur les questions de paix, de sécurité et de développement économique en vue d’harmoniser leur positions sur toutes ces questions et de mener des actions conjointes », a indiqué M. Yark.

Il a par ailleurs précisé que le contexte régional est actuellement marqué par de graves problèmes sécuritaires liés à la montée de l’extrémisme religieux et du terrorisme.

« Il n’en veut pour preuve que la situation au Nigeria et au Mali, ainsi que les récentes attaques à Ouagadougou au Burkina Faso et à Grand Bassam en Côte d’Ivoire », a-t-il ajouté.

Créé en 1959, avec à sa tête, le président togolais, Faure Gnassingbé assurant la présidence du Conseil de l’Entente, ledit Conseil a comme pays membres de l’espace communautaire le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Togo.

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