Revue de presse du mercredi 18 mai 2016

Marche pour exiger la décentralisation, oui ou non ?

La décentralisation continue de défraiyer la chronique dans les parutions écrites. Majoritairement tout le monde est d’avis que les élections locales se tiennent dans de bonnes conditions et que la décentralisation s’intalle définitivement au Togo. Sauf qu’ici, la méfiance de l’autre fait tourner les méninges des politiques. D’où des positions divergentes sur la conduite à tenir.

Parlant de décentralisation et des élections locales, Forum de la semaine adopte le lexique comparatif.
Selon ce quotidien privé, « OBUTS opte pour la pédagogie, l’ANC et CAP 2015 pour la démarche  ».
« Nous osons espérer que les partis parlementaires qui ont rejeté, il y a un an, un projet de loi introduit par le gouvernement, vont faire une légère modification d’une autre proposition de loi et déposer à l’Assemblée nationale pour voir s’il y aura débat. Il n’y a pas eu au préalable cette démarche et on dit qu’on veut aller marcher. Pour nous à OBUTS, s’il n’y a pas cette démarche, nous ne nous inscrivons pas dans cette logique de descendre dans les rues, histoire de faire pression sur le gouvernement », propos des premiers responsables de ce parti de l’opposition que le journal prend soin de citer

Sur le même sujet, Tingo Tingo quant à lui pense que l’opposition est dans des « errements politiques ».
« Plus vous vous mobilisez en grand nombre samedi, plus vous montrerez votre attachement à la lutte diversifiée des opposants togolais contre l’iniquité…le temps est venu pour les Togolais épris de liberté de démontrer à la face du monde leur aspiration au changement. Car, les réformes constitutionnelles et institutionnelles sont plus que jamais d’actualité…  », lance-t-il.

La Dépêche relève par ailleurs que concernant les réformes politiques, Faure entre l’enlisement et la sortie honorable.
« Le Togo, à l’instar des pays qui l’entourent, a besoin des réformes politiques pour avancer. Ces réformes récurrentes sont inscrites dans les 22 engagements signés avec l’UE en avril 2014, dans l’Accord Politique Global (APG), dans les conclusions de la CNDH du président KOUNTE, dans les recommandations de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) et dans bien d’autres Commissions mises en place par le gouvernement du Père comme du fils. A chaque fois, ces réformes politiques, seules sont capables de sortir notre pays de sa longue crise sociopolitique  », ajoute-t-il.

L’Hebdomadaire Temps Nouveaux ironise pour sa part que la marche du CAP 2015 du 21 mai prochain est un « simple carnaval  » ou une « stratégie inefficace ».

Le Magnan Libéré rappelle la genèse de ces réformes en ces termes : « il est clair que la limitation du mandat a été décidée par toutes les parties. De la même manière, le scrutin à 2 tours entre dans l’intention des acteurs politiques signataires de l’Accord Politique Global. Ainsi, au point 1-2-3 de l’APG, en ce qui concerne les élections législatives, il est clairement demandé au gouvernement d’opter soit pour le scrutin proportionnel, soit pour le scrutin uninominal majoritaire à 2 tours. Le scrutin proportionnel n’étant pas applicable, il faut par analogie choisir pour celle-ci le scrutin uninominal majoritaire à 2 tours  ».

Selon le quotidien Liberté, Faure Gnassingbé est dans le rôle parfait d’une ONG mobile. Il s’agit, selon le quotidien privé d’une « gouvernance par la charité  ».
« Quelle honte pour mon pays ? Donc depuis presque 50 années de dictature du père au fils, c’est seulement en 2016 qu’on se trouve dans l’obligation d’équiper un centre hospitalier digne de son nom d’une et une seule ambulance, et ceci par offrande. Quelle tristesse !  », s’exclame-t-il et d’ajouter : « comment peut-on tomber aussi bas au Togo ? (…) A quoi sert même une ambulance sans ressource humaine ? Avons-nous des médecins régulateurs et anesthésistes-réanimateurs au Togo ? On nous prend pour des demeurés dans ce pays. A quelques mois des élections législatives et locales, le bal de l’achat de la conscience des populations a commencé  ».

« Au vu du repositionnement du ministère des affaires étrangères au cœur du développement au Togo », écrit Le Fondement Juridique, Robert Dussey redonne à la diplomatie togolaise un sens et une vision. »

« Insécurité et lutte contre la secte islamiste Boko Haram, les dirigeants africains veulent attaquer le mal à la racine  », titre Le Messager.
« Les chefs d’Etat africains présents au Nigeria le samedi dernier l’ont reconnu et ont promis d’œuvrer à l’éradication de ces maux et donc de l’insécurité qui empêche le développement, car empêchant des investissements aussi bien nationaux qu’étrangers de se réaliser », lance-t-il.

« Racket et arnaque des commerçants, artisans et opérateurs économiques à Tsévié et risque d’affrontements en perspective, le président de la délégation, Bruno Loglo crée une curieuse taxe de participation au développement qui fait monter la tension dans la ville », mentionne Le Correcteur.

Le Libéral note que la réhabilitation du Radisson Blu, Hôtel 2 février et la construction d’une nouvelle aérogare et deux grands projets sont réalisés grâce au partenariat public privé.
« Depuis 2006, l’Etat togolais s’est lancé dans une dynamique axée sur le développement national. Dans cette logique, de lourds investissements ont été mis en place pour la réalisation des travaux d’infrastructures. Ainsi, le gouvernement s’emploie à accentuer la mobilisation des ressources internes et externes afin d’augmenter les financements des secteurs qui sont toujours de croissance et des secteurs sociaux prioritaires  », rappelle-t-il.

Le grand quotidien Togo presse fait allusion à la célébration du 56ème anniversaire de l’Indépendance du Togo. « L’Emir du Koweit et les présidents du FASO et de Georgie félicitent le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé », précise le journal.

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