MOURIR POUR LE MALI

Cinq Casques bleus togolais de la mission de l’ONU au Mali (Minusma), ont été tués dimanche dans l’explosion d’une mine sur l’axe Tenenkou-Sévaré, dans la région de Mopti. Un autre a été grièvement blessé.

Dés qu’il a été informé de la triste nouvelle, le président Faure Gnassingbé a présenté ses condoléances aux familles des victimes. On sait que les forces armées togolaises apportent un soutien sans réserve aux missions de sécurité de l’ONU ou de l’Union africaine. On sait aussi combien sont appréciés le professionnalisme et le sens du devoir des soldats togolais.

Mais l’action militaire n’a été rendue nécessaire que par le désordre que les autorités civiles ont laissé se développer trop longtemps au Mali. Sous le couvert d’une démocratie de façade l’insécurité et le banditisme avaient gangrené le pays depuis les années 1992.

C’est dire que la progressive reconstruction du pouvoir malien est aussi nécessaire que l’action militaire pour retrouver un Mali uni et rassemblé.
Le sacrifice des soldats de la paix togolais doit remettre au premier plan la réforme de l’Etat malien.

A propos de l'auteur

Late Pater

Il est rédacteur au journal L’Union pour la Patrie et au site web Pa-lunion.com

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