L’ACAT-Togo

Lutte contre le terrorisme et la peine de mort au cœur des débats

« La peine de mort et la problématique du terrorisme », a suscité débat et table ce mercredi à Lomé, par les acteurs de la société civile, de l’Etat et de la population.

Cette initiative de l’Action chrétienne pour l’abolition de la torture au Togo (ACAT-Togo) à vue la participation de l’Ambassadeur et chef de délégation de l’Union européenne (UE), Nicolas Berlanga-Martinez, des représentants de Haut-commissariat pour la réconciliation et le renforcement de l’unité nationale (HCRRUN), et de la commission nationale des droits de l’homme (CNDH).

L’objectif de cette table-ronde est de réfléchir sur comment sensibiliser les populations sur la problématique du terrorisme et ses conséquences.

« La peine de mort et la problématique du terrorisme prennent de plus en plus d’ampleur et portent atteinte à la vie humaine et à la détermination des défenseurs des droits de l’homme qui eux sont souvent confrontés à un dilemme, faut-il défendre la vie d’un terroriste ou souhaiter sa condamnation à mort ? », s’est expliqué Mme Amélie de Souza, présidente d’ACAT-Togo,.

Il revient à nous tous, selon elle, d’agir en amont et en aval pour trouver des voies et moyens pour prévenir la survenue de ce phénomène qui est l’affaire de tous. « Et conscients de cette réalité, prévenir vaut mieux que guérir, c’est dire que nous avons du pain sur la planche et nous devons nous mobiliser davantage pour venir à bout de ce phénomène », a-t-elle martelé.

Allant plus loin dans ces propos, elle a fait savoir que le souhait de savoir à la fin de cette table-ronde les participants outillés et informés sur les causes et conséquences du terrorisme et la peine de mort, et déterminés pour leur prévention.

Le gouvernement togolais, pour protéger sa population contre la peine de mort a adopté plusieurs mesures notamment, la non prononciation des décisions de condamnation à mort depuis plusieurs années par l’autorité judiciaire, l’abolition de la peine de mort en 2009, l’autorisation du parlement de ratifier le deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort en juillet 2005 et le dépôt définitif aux Nations unies des instruments de ratification de ce deuxième protocole facultatif le 14 septembre 2016.

« La mission du groupe de travail Paix sécurité et droit de l’homme doit s’atteler à travailler sur l’éducation à la population afin de réveiller les reflexes citoyens face à ce phénomène qu’est le terrorisme », a souligné M. Bruno Germain Haden, secrétaire général d’ACAT-Togo et communicateur à cette table-ronde.

Pour lui, aucun pays de l’Afrique n’est à l’abri du terrorisme donc il faut converger les actions pour lutter contre ce fléau.

La peine de mort et la problématique du terrorisme, la question de la peine de mort en Afrique sont les différentes communications qui ont meublé cette table-ronde.

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