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23.06.2016 Coopération germano-togolaise : Annette Rathjen a cédé, ce 22 juin, à Makus Wagner, sa place à la tête de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) au Togo. Cet organe est l’agence de coopération internationale allemande pour le développement.
21.06.2016 Santé : L’institut national d’hygiène dispose désormais d’un laboratoire de virologie. D’un montant de 492.900 dollars soit environ 200 millions de francs CFA, le centre a été inauguré le 17 juin dernier. il s’agit d’un don des États-Unis au Togo qui permettra de détecter à temps et sur place les maladies virales.
17.06.2016 A quand la réconciliation au Togo ? Les Etats-Unis donnent « un coup de pousse »
17.06.2016 Togo-BAD : Main dans la main pour relever l’agriculture et pour un taux de croissance à deux chiffres
01.06.2016 Duel Togo - Liberia : Jonathan Ayité souffrant d’une élongation aux adducteurs ne disputera pas, le 05 juin prochain, le match contre le Liberia comptant pour la 5ème journée des éliminatoires de la CAN Gabon 2017 .
01.06.2016 Sports : Selon le Comité national olympique togolais, CNOT, le Togo pourra être représenté aux Jeux olympiques d’Eté 2016 qui se tiennent à Rio de Janeiro (Brésil) du 05 au 21 août prochains par cinq athlètes au moins. Feront partie de la course aux médailles à Rio, Prénam Pesse, Emeric Kpegba (natation, 50 m nage libre), (athlétisme 100 m), Fabrice Kokoutse (Athlétisme 200 m), Rebecca Adzo Kpossi (natation, 50 m nage libre) et Claire Akossiwa Ayivon (aviron). D’autres athlètes pourraient se joindre à eux prochainement .
24.05.2016 Lomé organise du 23 au 24 mai la 3è conférence de l’Organisme national chargé de l’action de l’État en mer, ONAEM
Le prof et artiste Cham

Selon le prof et artiste Cham

Lomé est une capitale indigente en art

Dans un entretien à nous accordé au terme d’une conférence qu’il a tenue à Goethe Institut à Lomé sous le thème « L’art ou le défi de la « ville intelligente », l’enseignant et artiste plasticien CHAM, nous a expliqué les mobiles de sa conférence et surtout ce qu’est l’art public.
pa-lunion.com : Qui est Monsieur Cham ?
M.Cham : M. CHAM, c’est d’abord un artiste plasticien qui est formé à l’école des beaux-arts de Paris. Je travaille à Lomé depuis 2005. C’est aussi un professeur à l’Université de Lomé, à l’EAMAU (Ecole Africaine de Métiers d’Architecture et de l’Urbanisme) et à l’Université CHEIK Anta Diop de Dakar.
Vous avez animé une conférence jeudi à l’Institut Goethe de Lomé. Peut-on en savoir davantage ?
C’est une conférence qui a pour thème « l’art ou le défi de la « ville intelligente ». L’art public qui est la représentation des monuments et des objets d’arts dans la ville dans l’espace public qui est mis à la disposition de passants, de citoyens, du voyageur. Des exemples, la colombe de la paix est un art public ; le monument de l’indépendance.
La thématique de la conférence est de réfléchir sur la place de l’art dans la ville notamment dans le contexte des grands travaux qu’on connaît actuellement à Lomé et dans d’autres villes du continent. C’est-à-dire, se demander quel art peut nous ressembler dans la projection que nous avons de nous-mêmes et l’idée que nous avons de la nation togolaise en construction.
D’où avez-vous trouvé cette inspiration ?
J’avais déjà fait une conférence sur le sujet à Niamey dans le cadre d’un colloque international sur le cinquantenaire des indépendances en Afrique dont le thème est « l’urbanisation africaine, 50 ans, perspective et réalité ». C’est un appel aux acteurs de la ville pour que ceux-ci autant que les décideurs politiques, économiques puissent prendre en compte la dimension artistique et esthétique de nos villes qui sont en construction.
Qu’est-ce que vous avez dit exactement à la conférence de Goethe Institut ?
Ce que j’ai partagé, c’est de constater que, Lomé se construit et de deux, de questionner sur la manière dont la ville est en train de se construire. Quand je dis la manière, c’est la mise en art de la ville, c’est-à-dire que, on a remarqué que, il y a des carrefours qui sont laissés. Ce qui est important et que j’ai relayé, c’est d’abord de placer l’art public dans son contexte historique, comment l’homme a commencé à écrire son histoire à travers les monuments.
La deuxième partie, c’est justement de questionner la dimension réelle et concrète d’une politique culturelle d’art public en Afrique.
Et le 3e point, c’est de transcrire les mutations qui impactent la présence de l’art dans la ville notamment dans sa dimension médiation sociale. En Afrique du Sud par exemple, il y a eu une expérience où l’art public a permis dans la ville de Johannesburg, de rapprocher les antagonistes, les violences que la ville a connues à travers l’apartheid. C’est aussi un moyen de médiation sociale.
Vous avez voyagé beaucoup, qu’avez-vous à dire de l’art public togolais par rapport aux autres pays ?
Il y a des choses, j’ai donné en haut, deux exemples : il y a la fontaine lumineuse, la place des martyrs mais il faut le dire, il n’y a pas beaucoup. Lomé est l’une des villes les plus indigentes en art dans la sous-région par rapport à Cotonou, à Ouagadougou, à Accra. On est vraiment en arrière, ça veut dire que, nous avons beaucoup à faire. Mais cela ne peut se faire qu’avec le concours de tous les acteurs ; les décideurs politiques vont impulser le mouvement mais il faut que les techniciens, pas seulement les architectes, les urbanistes mais les artistes aussi puissent donner leurs avis, opinions sur l’orientation que nous voulons donner à notre ville. Quand un citoyen se sent bien dans sa ville, il devient un acteur important et décisif du développement durable.
Allez-vous lancer un appel à l’endroit des autorités ?
Oui, j’avais déjà interpellé le Chef de l’état dans une lettre ouverte sur l’orientation culturelle du pays. Ce serait aujourd’hui l’occasion de réitérer cet appel parce que nous ne savons pas où nous allons culturellement dans le pays.
Après cette conférence, d’autres initiatives futures de CHAM ?
J’essaie de contribuer à ma manière en enseignant aux plus jeunes, en essayant de transmettre. Cette conférence est le prélude d’une exposition que je vais faire à Goethe Institut à partir du 16 mai prochain qui a pour thème « Transition » et qui réfléchit sur les mutations actuelles dans le monde c’est-à-dire au Togo, en Afrique etc. Le rôle de l’artiste est de constater, d’interroger.
Un dernier message ?

Déjà de dire aux gens qui vous lisent de venir à partir du 16 mai prochain pour voir des œuvres que je vais exposer qui posent un certain nombre de questions sur l’actualité actuelle, c’est-à-dire ce qui se passe au Togo, en Afrique et dans le monde sans parti pris etc.

A propos de l'auteur

Late Pater

Il est rédacteur au journal L’Union pour la Patrie et au site web Pa-lunion.com

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