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17.01.2017 Diplomatie : Dans le corps diplomatique présent au Togo, cinq nouveaux ambassadeurs. Jens-Petter Kjemprud (Norvège), Andrew Barnes (Australie), Stanislas Kamanzi (Rwanda), Mohamed Maiga (Mali), Nosratollah Maleki (Iran) ont été accrédités pour représenter leurs pays au Togo. Ils ont présenté leurs lettres de créances au chef de l’Etat ce 17 janvier.
12.01.2017 Tennis : La Confédération africaine de Tennis (CAT) organise à Lomé du 10 au 17 janvier et du 18 au 22 janvier les Championnats Individuels et par Equipes des Jeunes ITF/CAT de l’Afrique de l’Ouest et Centrale 2017.
28.12.2016 Sports/Football : Le centre sportif Abrao Samer sera en séance de détection de talents ces 28 et 29 décembre. Ladite séance se déroulera au stade municipal de Lomé et concerne les enfants âgés de moins de 16 ans.
28.12.2016 Sport/ Basketball : Le championnat national de Basketball a démarré ce mardi à Aného. 10 équipes y prennent part.
17.12.2016 Sports/ Boxe : [Le boxeur togolais Kuegah Folly Laurent Komi alias Prinz Laurenzo->8716] a battu ce 16 décembre au Palais des congrès de Lomé le géorgien Paata Varduashvili. Il conserve ainsi son titre de champion mondial des poids moyens Global Boxe Council (GBC) acquis en 2015.
12.12.2016 Sports/ Cyclisme : L’honorable Dieudonné GAGOU est devenu, le 10 décembre, le nouveau président de la Fédération togolaise de cyclisme. Jusque là premier vice président de ladite fédération, il remplace à ce poste Anani Assiongbon. Il a un mandat de quatre ans.
04.12.2016 Finances : Le leader en assurance « Euler Hermes » pourrait s’installer prochainement au Togo. Les responsables de la société française en ont donné l’information. Le Togo compte jusque là 12 sociétés d’assurance.
Le prof et artiste Cham

Selon le prof et artiste Cham

Lomé est une capitale indigente en art

Dans un entretien à nous accordé au terme d’une conférence qu’il a tenue à Goethe Institut à Lomé sous le thème « L’art ou le défi de la « ville intelligente », l’enseignant et artiste plasticien CHAM, nous a expliqué les mobiles de sa conférence et surtout ce qu’est l’art public.
pa-lunion.com : Qui est Monsieur Cham ?
M.Cham : M. CHAM, c’est d’abord un artiste plasticien qui est formé à l’école des beaux-arts de Paris. Je travaille à Lomé depuis 2005. C’est aussi un professeur à l’Université de Lomé, à l’EAMAU (Ecole Africaine de Métiers d’Architecture et de l’Urbanisme) et à l’Université CHEIK Anta Diop de Dakar.
Vous avez animé une conférence jeudi à l’Institut Goethe de Lomé. Peut-on en savoir davantage ?
C’est une conférence qui a pour thème « l’art ou le défi de la « ville intelligente ». L’art public qui est la représentation des monuments et des objets d’arts dans la ville dans l’espace public qui est mis à la disposition de passants, de citoyens, du voyageur. Des exemples, la colombe de la paix est un art public ; le monument de l’indépendance.
La thématique de la conférence est de réfléchir sur la place de l’art dans la ville notamment dans le contexte des grands travaux qu’on connaît actuellement à Lomé et dans d’autres villes du continent. C’est-à-dire, se demander quel art peut nous ressembler dans la projection que nous avons de nous-mêmes et l’idée que nous avons de la nation togolaise en construction.
D’où avez-vous trouvé cette inspiration ?
J’avais déjà fait une conférence sur le sujet à Niamey dans le cadre d’un colloque international sur le cinquantenaire des indépendances en Afrique dont le thème est « l’urbanisation africaine, 50 ans, perspective et réalité ». C’est un appel aux acteurs de la ville pour que ceux-ci autant que les décideurs politiques, économiques puissent prendre en compte la dimension artistique et esthétique de nos villes qui sont en construction.
Qu’est-ce que vous avez dit exactement à la conférence de Goethe Institut ?
Ce que j’ai partagé, c’est de constater que, Lomé se construit et de deux, de questionner sur la manière dont la ville est en train de se construire. Quand je dis la manière, c’est la mise en art de la ville, c’est-à-dire que, on a remarqué que, il y a des carrefours qui sont laissés. Ce qui est important et que j’ai relayé, c’est d’abord de placer l’art public dans son contexte historique, comment l’homme a commencé à écrire son histoire à travers les monuments.
La deuxième partie, c’est justement de questionner la dimension réelle et concrète d’une politique culturelle d’art public en Afrique.
Et le 3e point, c’est de transcrire les mutations qui impactent la présence de l’art dans la ville notamment dans sa dimension médiation sociale. En Afrique du Sud par exemple, il y a eu une expérience où l’art public a permis dans la ville de Johannesburg, de rapprocher les antagonistes, les violences que la ville a connues à travers l’apartheid. C’est aussi un moyen de médiation sociale.
Vous avez voyagé beaucoup, qu’avez-vous à dire de l’art public togolais par rapport aux autres pays ?
Il y a des choses, j’ai donné en haut, deux exemples : il y a la fontaine lumineuse, la place des martyrs mais il faut le dire, il n’y a pas beaucoup. Lomé est l’une des villes les plus indigentes en art dans la sous-région par rapport à Cotonou, à Ouagadougou, à Accra. On est vraiment en arrière, ça veut dire que, nous avons beaucoup à faire. Mais cela ne peut se faire qu’avec le concours de tous les acteurs ; les décideurs politiques vont impulser le mouvement mais il faut que les techniciens, pas seulement les architectes, les urbanistes mais les artistes aussi puissent donner leurs avis, opinions sur l’orientation que nous voulons donner à notre ville. Quand un citoyen se sent bien dans sa ville, il devient un acteur important et décisif du développement durable.
Allez-vous lancer un appel à l’endroit des autorités ?
Oui, j’avais déjà interpellé le Chef de l’état dans une lettre ouverte sur l’orientation culturelle du pays. Ce serait aujourd’hui l’occasion de réitérer cet appel parce que nous ne savons pas où nous allons culturellement dans le pays.
Après cette conférence, d’autres initiatives futures de CHAM ?
J’essaie de contribuer à ma manière en enseignant aux plus jeunes, en essayant de transmettre. Cette conférence est le prélude d’une exposition que je vais faire à Goethe Institut à partir du 16 mai prochain qui a pour thème « Transition » et qui réfléchit sur les mutations actuelles dans le monde c’est-à-dire au Togo, en Afrique etc. Le rôle de l’artiste est de constater, d’interroger.
Un dernier message ?

Déjà de dire aux gens qui vous lisent de venir à partir du 16 mai prochain pour voir des œuvres que je vais exposer qui posent un certain nombre de questions sur l’actualité actuelle, c’est-à-dire ce qui se passe au Togo, en Afrique et dans le monde sans parti pris etc.

A propos de l'auteur

Late Pater

Il est rédacteur au journal L’Union pour la Patrie et au site web Pa-lunion.com

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