Sécurité et sûreté maritimes

L’OMAOC et Lomé complices contre la piraterie maritime

Lomé accueille de ce 09 au 12 août, une rencontre qui entend « couper la piraterie (maritime ndlr) à la racine ». L’Organisation maritime de l’Afrique de l’ouest et du centre (OMAOC) et le ministère en charge des transports en sont les initiateurs.

« Couper la piraterie (maritime ndlr) à la racine », tel est le thème d’un colloque organisé par le ministère en charge des transports en collaboration avec l’OMAOC à compter de ce mardi.

En effet, les océans sont au cœur des échanges commerciaux entre les pays. Cependant, sur les mers, se déroulent, de plus en plus, des activités criminelles qui portent atteinte à la personne humaine et au développement des pays. Le Golfe de Guinée dont bénéficie le Togo est aussi enclin au mal, étant le théâtre de plusieurs infractions en mer. Y sont émergents des crimes graves comme le terrorisme, le trafic d’armes et de drogues.

« La piraterie écume aujourd’hui tous les océans de la planète. Ce fléau, jadis considéré comme l’apanage d’une catégorie d’hommes d’une région donnée, ne connait plus ni de frontières nationales ni de barrières sociales  », estime M. Ninsao Gnofam, ministre en charge des transports.

Une synergie d’actions s’impose pour lutter contre le fléau. Car, précise le ministre, «  Les pirates disposent d’un réseau d’informations et de renseignements bien organisé, et changent de temps en temps leurs modes opératoires pour atteindre leur objectif. Nous ne devons pas baisser la garde face à ce fléau qui mine le commerce maritime estimé à 90% des échanges extérieurs de nos États ».

C’est cette vision de lutte concertée qui donne un sens à cette rencontre de quatre jours qui se déroule au Radisson Blu hôtel 2 février. Elle réunit plusieurs experts de l’Afrique de l’ouest et du centre et des acteurs du monde maritime. L’objectif est selon M. Alain Michel Luvambano, secrétaire général de l’OMAOC, de « présenter les techniques utilisées par les criminels en mer pour faciliter la formulation de stratégies qui attaquent le fléau en amont ».

« Nous tous, nous pensons résoudre ce problème en mer alors que nous oublions qu’il faut couper les vivres à ces pirates. Il ne faut pas faire comme ce policier qui attend que le chauffeur passe au rouge pour après l’interpeller. Nous, nous voulons faire un travail en amont. C’est la raison de cette réunion qui est en prélude à la grande messe maritime qu’il y aura ici au Togo en octobre. Nous voulons arrêter avec la piraterie maritime  », indique-t-il.

Ce colloque prend fin le 12 août prochain.

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

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