50 ans de l’ASSAFETO

Les sages femmes aux exigences de l’ICM

Au Togo, le taux de décès des mères s’élève à 401 pour 100.000 naissances vivantes et toutes les 12 heures, une femme meurt des suites de grossesse et des complications de grossesse. Le ratio sage femme (personne en charge de la mère et de l’enfant) et population est d’une sage femme contre plus de 7.500 femmes alors que la norme veut qu’une sage femme desserve 4000 femmes et la norme ramenée aux femmes en âge de reproduction est d’une sage femme pour 300 alors qu’au Togo, elle est d’une sage femme pour 4000.

Pour se faire, l’Association des sages femmes du Togo (ASSAFETO) à célébrer mardi à Lomé, ses 50 ans et à reçu la visite d’une délégation de la Confédération internationale des sages femmes (ICM).

Pour Mme Eloïse Adandogou, présidente de l’ASSAFETO, le chantier de la qualité de service en vue d’une meilleure santé de la mère et de l’enfant au Togo, est encore vaste.

« Quand on n’a pas la main d’œuvre nécessaire et les compétences nécessaires en nombre et en qualité dans un environnement propice, on peut tout faire, on ne pourra jamais arriver à bout de cette mortalité maternelle », a-t-elle indiqué.

Plus loin, elle a fait savoir qu’à l’issue de ce que l’ICM propose, elle permet aux pays qui en font la demande d’analyser à fond leur système de santé pour identifier les problèmes qui se posent et trouver des solutions à l’issue des travaux de groupes thématiques.

Le membre de la délégation de l’ICM, M. Luc de Bernis, a souligné que l’organisation mondiale offre un cadre d’analyse pour la pratique des services de sage femme et aussi une approche progressive qui permet de développer des soins de services existants.

« La pratique est basé sur un outil d’analyse de toutes les composantes du système santé à 4 étapes : il faut connaître les besoins, la réponse technique qui existe déjà et ce qui manque. La troisième chose concerne les ressources humaines. Un pays qui se développe est un pays qui investit dans ses ressources humaines. Les sages femmes ont aussi besoin d’un environnement pour travailler correctement. Il faut que le service soit disponible, accessible, acceptable et qu’il soit de qualité et respectueux des désirs des patients », a-t-il conclu.

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