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Les prostituées de luxe et le sex-business au Togo

mercredi 1er février 2012, par Late Pater


Faire le trottoir n’est pas leur « fort ». Elles, c’est les prostituées de classe. Elles se démarquent des autres par leur tenue vestimentaire plus ou moins descente. Elles n’ont pas de boulot ordinaire, mais elles vivent mieux et elles soignent mieux leur apparence. Elles jouent parfois le rôle de véritables maitresses légitimes. Leur clientèle est composée majoritairement des hommes d’affaires et autres personnalités du pays. Bien que rentable que cela ne parait, ce « boulot » n’est guère exempt de risques. Cap sur le phénomène à Lomé
La prostitution est un métier vieux que le monde. Et, c’est une affaire de gros sous. L’argent circule facilement dans ce business qui se révèle rentable pour celles qui maitrisent le domaine. Le Job parait facile et nombreuses sont celles qui s’y intéressent et se retrouvent dans le « sex business ». Une manière peu orthodoxe de gagner leur vie selon l’éthique de la morale.

Le marché étant envahi par les nigérianes et libériennes, la concurrence s’avère de plus en plus rude et la rue établit ses lois et ses règles du jeu.

Dans la capitale togolaise, la clientèle est palpable. Outre les touristes et autres visiteurs de passage, les personnalités de premier plan sollicitent également les services de celles qu’on appelle « les prostituées de luxe ».

Leur caractéristique principale demeure « la classe » sous toutes ses formes. La notion de prestige revêt le mode de vie de ces filles aux cuisses longues, belles et légères. Vous ne les verrez jamais sur le trottoir lorgner les voitures et autres passants. Elles trainent habituellement dans des discothèques, hôtels 5 étoiles et des restos « bon chic bon genre ».

Ces filles de joie genre « classe » vivent la plupart des cas en famille ou à défaut en parfaite indépendance, dans des maisons louées et parfois entretenues par des clients fidèles. Comment arrivent-elles à « pêcher les gros poissons », ces grands types pervers ? Les rendez-vous et rencontres sont arrangés d’avance, nous répond Ayawa, 26 ans, très belle « à croquer ». Ce qui montre clairement que le proxénétisme demeure l’arme fatale, une plaque tournante de ce cercle vicieux.

Le proxénète intervient dans la conclusion du « deal » en fixant les conditions préalables qui tournent autour du lieu, la coquette somme et le modèle de fille selon le profil souhaité par le client. Et dans ce cas, la discrétion est de mise. Ce qui écarte toute travailleuse de sexe trop visible et trop réputée.

C’est le même proxénète qui assure également la protection de la clientèle qui est très exigeante contre les maladies et les cas de vol dont elle est parfois victime.

Visiblement, l’argent « coule » aisément dans ce milieu, surtout lors des grands séminaires, colloques, ateliers et conférences qu’abrite la capitale. Mais la réalité est toute autre, et c’est lamentable. « Ces hommes passent tout leur temps à jouer avec ton sexe, puisqu’ils savent qu’ils t’ont payé pour toute la nuit et à un prix fort.

Des fois, on nous demande certaines choses qui nous sont impossibles. Par exemple, s’ils veulent éjaculer, ils te demandent de recueillir le sperme avec ta bouche comme cela se passe dans les films porno », nous témoigne encore Ayawa.

« Pire encore, on te force à avaler ce liquide. Certains hommes me supplient de coucher avec eux sans préservatif en me proposant une autre somme que celle négociée lors du deal initial », rajoute-t-elle.
« Par contre, d’autres me proposent le mariage. Mais je décline toujours l’offre car avant tout, j’aime être libre dans mes mouvements. En plus, mes bénéfices journaliers dépassent certainement ce qu’ils me donneraient au foyer », conclut-elle.

De tout ce qui précède, nos jeunes filles se livrent à des pratiques ignoble pour pouvoir joindre les deux bouts, vu la crise économique aiguë qui affecte le Togo depuis plusieurs années. Véritables machines sexuelles, ces filles sont laissées à la merci de ces hommes qui n’hésitent pas à dépenser toute une fortune juste pour assouvir leur libido.

Cet aspect de chose qui ronge nos sociétés, pourrait être règlementé si nos autorités s’impliquent davantage

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