Lutte pour une meilleure couverture végétale au Togo

Les professionnels des aires protégées, en formation.

Un renforcement de capacités des gestionnaires et conservateurs des aires protégées au Togo se tient du 13 au 18 mars à Tsévié ( 32 Km au nord de Lomé). Initié par le Ministère de l’environnement et des ressources forestières en collaboration avec le Réseau des gestionnaires des aires protégés et sites touristiques(RGAPST) et l’Union internationale pou la conservation de la nature (UICN), cet atelier est financé par le Projet gestion intégrée des catastrophes et des terres (PGICT).

Les outils de gestion des aires protégées sont au cœur d’un séminaire de formation qui a lieu de ce lundi au 18 mars à Tsévié. Cette initiative a été déjà éditée du 06 au 11 mars dernier à Sokodé.

Les concepts et approches de gestion des aires protégées, le processus de mise en place d’une cogestion d’une aire protégée, la surveillance active, la gestion des interfaces et périphéries d’une réserve, le suivi écologique, la gestion des contentieux, la mobilisation des ressources pour le financement des activités d’une aire protégée, voilà autant de sujets qui intéresseront gestionnaires et conservateurs des aires protégées et leurs formateurs durant les six jours de travaux.

« Récemment à travers l’inventaire forestier, nous avons évalué le couvert végétal du Togo à 84% dont la grande réserve se trouve dans les aires protégées qui s’avèrent importantes. Voilà pourquoi le PGICT leur a consacré une partie essentielle de ses activités en renforçant l’équipement, le cadre juridique et institutionnel. Au delà de cela, il y a nécessité de renforcer les capacités des gestionnaires de ces aires. A travers cet atelier, il faut que les gestionnaires des aires protégés soient en mesure d’améliorer leurs façons de faire, rompre avec certaines habitudes et avancer sur de nouvelles bases de gouvernance autour des aires protégées », nous explique Espoir Afenutsu, coordonnateur adjoint du PGICT.

Le secrétaire général du ministère de l’environnement et des ressources forestières est optimiste quant aux résultats qui découleront des travaux.

« Nos aires protégées ont atteint un stade de dégradation n’offrant plus de possibilité pour un retour à un état de fonctionnement normal. Cet atelier de formation va fournir des arguments techniques, juridiques et économiques pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité. Il va ouvrir de nouvelles perspectives vers la maîtrise des outils et instruments de gouvernance, de suivi écologique, de gestion participative des aires protégées et leur périphéries », a souligné Sama Boundjouw.

Avant les troubles sociopolitiques des années 90, le Togo comptait 93 aires protégées. La crise a favorisé l’envahissement par les populations de plusieurs d’entre elles. Aujourd’hui, ces espaces sont au nombre de 83 dont seulement le dixième reste viable.

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

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