Parution du lundi 6 mars 2017

Les journaux ont tapé fort

Le Rwandais Henry Gaperi, ancien Commissaire général de l’Office togolais des recettes (OTR) et la crise qui secoue le secteur éducatif continuent de défrayer la chronique dans les médias togolais.

Le Correcteur parle de la « confusion à l’OTR » avec les premières révélations de Gaperi.
« Je ne suis pas un chômeur avant d’arriver au Togo. En réalité, j’ai eu un mandat de quatre (4) ans et ils (les dirigeants togolais) sont libres de renouveler ou pas. Ils m’ont appelé et m’ont annoncé le non renouvellement du mandat. On s’est séparé aux éclats de rires. En fait, j’ai empêché toutes leurs transactions frauduleuses et à présent qu’ils sont en train d’organiser des élections, ils ont besoin de retrouver des sources d’argent », propos relayés par le journal d’une déclaration faite par Gaperi à ses frères et sœurs en christ pour se défendre.

Changement à la tête de l’OTR, Golfe Info prend le contre pied et écrit : « Henry Gaperi ‘’non coupable’’ ».
« On peut peut-être reprocher au Commissaire Général, la manière, pas les résultats. Même sur la manière, les avis sont partagés, et sur le travail accompli, beaucoup de gens ont salué la nouvelle dynamique. Par le passé, plusieurs activités échappaient aux impôts et douanes, en termes de contributions. Avec Gaperi, tout a été remis à plat, et difficile de nous échapper, si vous entrez dans nos bases de données  », informe le journal d’un cadre de l’OTR.

Toujours dans l’affaire Gaperi, Courier de la République renchéri : « Gros mensonge qui crève les yeux ».
« Certains qui se sentent comptables de la gestion du Rwandais continuent toujours de maquiller la vérité pour abuser l’opinion. Il faut se référer aux termes du contrat qui lie Henry Gaperi à l’Etat togolais pour se rendre compte qu’il s’est opéré une distorsion entre Gaperi et l’Etat. Sinon, comment comprendre que malgré les résultats qui sont brandis nets qui soutiennent que Gaperi a atteint plus de 90% des prévisions, l’on ait choisi se séparer de lui ? Tue-t-on le cheval favori en pleine compétition ?  », se questionne-t-il.

Secteur de l’éducation, c’est le second sujet qui attire l’attention dans les colonnes des journaux.

Forum de la semaine aborde la question de l’enseignement et pour trouver une solution à la revalorisation de la prime d’incitation, le groupe de travail demande une trêve de deux (2) semaines.
« Cette trêve de deux (2) semaines demandée par le groupe de travail mis sur pied par le Premier ministre et présidé par Gilbert Bawara, ministre de la Fonction publique, du travail et de la réforme administrative est déjà rejetée par les enseignants grévistes, surtout ceux regroupés au sein de la Coordination des syndicats de l’éducation du Togo (CSET) arguant que les précédentes trêves n’ont rien donnée de concret  », informe le journal.

D’avis avec son prédécesseur, Lettre de la Kozah pense que rétablir la « confiance » entre les acteurs est la meilleure solution pour « désamorcer » la crise.

Dialogue de sourds entre la CSET et le gouvernement, Nouvelle Opinion se questionne : « Quelles pistes pour une sortie de crise ? ».
« L’heure est venue de faire véritablement face, avec courage, aux meneurs des mouvements de grèves qui ont mis l’école à genoux depuis un semestre. Pour dénouer une crise, il n’y a d’autres choix que de discuter avec les acteurs de la crise. Et dans la situation qui prévaut, il urge de mener des discussions franches avec la CSET dans le sens de s’accorder sur le contenu du fameux relevé de conclusion, même s’il faut le retoucher en vue d’un consensus  », propose-t-il.

Liberté quant à lui s’intéresse au blocage de la proposition de loi modificative des articles de la Constitution où les députés de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) saisissent la Cour Constitutionnelle.
« Par lettre en date du 28 février 2017, les députés ANC saisissent la Cour Constitutionnelle, organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics, conformément à l’article 99 de la Constitution, et lui demandent : de jurer que la décision du Président de la Commission des Lois Constitutionnelles, de la Législation et de l’Administration Générale, d’abandonner par deux (2) fois, l’examen en commission des projets de Loi de modifications constitutionnelles, outre passe ses compétences, viole le Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale et empêche son bon fonctionnement », note-t-il.

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