Lutte contre la violence faite aux femmes et jeunes filles

Les enseignants volontaires du Togo s’engagent

Une centaine d’enseignants volontaires venus de la région maritime ont entamé ce lundi à Lomé une formation de trois (3) jours sur les questions de genre, de violences, de stéréotypes de sexe, de croyances néfastes et de mauvaises pratiques afin d’agir au sein de leur communauté pour sensibiliser et faire changer les pratiques de violences.

L’ouverture des travaux a été présidée par M. Komi Tchakpélé Ministre des enseignements primaire, secondaire et de la formation professionnelle en présence de Mme Khardiata Lo N’Diaye, Représentante Résidente du Programme des Nations pour le Développement au Togo et du Directeur de l’Agence nationale pour le volontariat au Togo (ANVT), M. Omar Agbangba.

Initié en 2014 par ONU Femmes et l’Association Mondiale des Guides et des Eclaireuses (AMGE), ce programme de formation dénommé « Voix contre la Violence » le tout premier en matière d’éducation non formelle destiné à lutter contre la violence à l’égard des jeunes de 5 à 25 ans, est un outil de transformateur. Il a pour objectif de donner aux jeunes les compétences pour pouvoir dénoncer et rejeter les stéréotypes et agir pour promouvoir des relations saines et dire non à la violence.

« Ces formations qui seront sur toute l’étendue du territoire feront potentiellement du Togo la vitrine de la lutte contre des violences faites aux femmes et aux jeunes filles. Si les enseignants volontaires forment et mobilisent la jeunesse, s’impliquent dans le plaidoyer, influencent leur communauté, ces violences peuvent cesser », a déclaré M. Tchakpélé.

Le Togo, selon lui, a compris l’importance du volontariat et a bâti une infrastructure volontariat national solide et puissante afin d’éradiquer toutes les formes de violences contre les femmes particulièrement dans le secteur de l’éducation.

« Les femmes dans le monde entier, subissent harcèlement sexuel, violences et maltraitance domestiques. Ces violences ont des conséquences non seulement sur les filles et les femmes-mêmes, sur leur capacité à étudier, sur leur santé mais également sur l’ensemble de la communauté. Ces violences peuvent cesser si les mentalités changent, si des voix s’élèvent contre la violence, si les plus jeunes se mobilisent », a précisé Mme Khardiata Lo N’Diaye.

Depuis 2014, ce module de formation est le tout premier en matière d’éducation non formelle destiné à lutter contre la violence à l’égard des jeunes de 5 à 25 ans.

« Ces formations aurons, nous en sommes convaincus, de nombreuses conséquences positives. Elles renforceront l’accès des filles à l’éducation, amélioreront l’égalité femmes-hommes et l’autonomisation des nouvelles générations, la santé des femmes, et sont un pas important pour enfin nous délivrer de la violence », a-t-elle ajouté.

La chargée de Programme des volontaires des Nations Unies, Mme Annie Tourette a pour sa part indiqué que « ce projet renforcera les capacités des enseignants volontaires afin d’être de réels agents de changement auprès de leurs élèves comme au sein des communautés. Nous estimons à 25 000 minimum le nombre d’élèves qui devraient recevoir cette formation par la suite ».

Au total 500 enseignants seront formés à travers tout le pays et plus de 25 000 élèves seront outillés pour refuser et dénoncer la violence. La présente session de formation n’est que le début d’une série de formation organisée à l’endroit des enseignants volontaires du Togo qui s’achèvera en janvier 2017.

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