Grève des enseignants

Les élèves battent le pavé des rues de Lomé

Après Dapaong (650 km de Lomé), ce sont les élèves de la préfecture du Golfe qui ont de nouveau récupéré la grève des enseignants ce mercredi en descendant dans les rues de Lomé.

Les élèves du Lycée de Tokoin-Est sis à Nukafu à Lomé, sortis nombreux ce jour aux environs de 9 heures 30, ont commencé par déloger leurs camarades d’autres établissements scolaires surtout les élèves du complexe scolaire Dino Gracias sis derrière le Lycée.

Ils se sont spontanément descendus dans la rue allant d’un établissement à un établissement et délogeant leurs camarades aussi bien du public que du privé. Leur première cible est le collège Wuiti situé à quelques encablures du lycée de Tokoin. Sous le chaud soleil, criant à tue-tête, ces élèves visiblement pas contents ont réussi à déloger leurs camarades sans grands efforts.

La grève des enseignants dans les Savanes à bien démarré dans la matinée sans heurts, ni incident. Tout se passait bien jusqu’ à ce qu’un groupe d’élèves qui seraient du lycée de Nassablé viennent prendre le devant de la scène.

Interrogés, M. Hihéglo Hounkpati, Enseignant au Complexe Scolaire Dino Gracias, expliqué la situation. « Nous sommes là entrain de travailler tranquillement en plus en devoir et du coup vers 9 heures, on entendait des bruits des coups de jets de pierres et aussi des bruits partout. Ils foncent à la porte et leur seul slogan, ‘’sortez vos enfants, vos élèves, il n’y a pas travail aujourd’hui, car nous on nous a laissé et vous aussi, vous n’allez pas travailler. Ils chantaient, on les calmait en vain. Ils poursuivaient seulement leur mouvement de violence muni aussi des bâtons et de toute sorte. Ils nous ont retenu et nous ont bouleversés cette matinée », a-t-il déploré.

A l’en croire, ils préconisent saisir les autorités compétentes pour la suite de cette affaire puisque certains élèves sont reconnus et derrière eux, il n’y a aucun enseignant qui les soutiennent.

Certains élèves interrogés ont expliqué la situation. « Depuis la semaine dernière, nous allons au lycée sans faire de cours. C’est seulement lundi et mardi de la semaine dernière que nous avons travaillé un peu. Depuis mercredi dernier, nous ne faisons que bavarder en classe », a laissé entendre un élève de la classe de 3ème.

Ces élèves réclament non seulement leurs professeurs dans les classes mais aussi huent le gouvernement à bien vouloir satisfaire la plate-forme revendicative de ceux-ci.

A propos de l'auteur

Du même auteur

Soutenir par un don