Au Bénin, le débat sur la révision de la Constitution se poursuit

Le projet prévoit un mandat unique de six ans pour le président

Au Bénin, le débat sur la révision de la Constitution est toujours vif. Le projet prévoit notamment un mandat unique de six ans pour le président, le financement public des partis mais aussi l’interdiction de détention et de garde à vue pour les membres du gouvernement en fonction ainsi que pour le chef de l’Etat.

Pour la première fois depuis que texte a été envoyé à l’Assemblée nationale il y a dix jours, le gouvernement s’est exprimé. Son porte-parole, le garde des Sceaux Joseph Djogbenou, a répondu aux critiques en présence de plusieurs ministres.

« Nos contradictions sont passagères », assure Joseph Djogbénou aux opposants qui dénoncent un renforcement du pouvoir du président. Il donne des exemples du contraire : « Pour des renforcements des partis politiques par la création d’une nouvelle dynamique du système partisan, on dit que le président de la République va s’effacer quand même. Il ne va faire qu’un mandat : c’est la prime à l’humilité, à l’Etat, à la Nation, par la stimulation et la consolidation de la culture institutionnelle que nous n’avons pas. Nous avons une culture personnelle ! »

Le ministre de la Justice rassure aussi les magistrats en grève cette semaine : le texte, qui interdit garde à vue et détention provisoire pour les gouvernants, n’organise pas l’impunité.

Il faut rappeler que selon une décision prise en conseil des ministres le 15 mars, le Programme de vérification des importations (PVI) reprend ce lundi 3 avril au port de Cotonou.

Le PVI est un contrôle de la valeur des marchandises entrant au Bénin afin que les taxes soient payées comme il se doit. C’est la société Benin Control qui gère ce programme d’appui à la douane et, si on en parle, c’est parce que le président Patrice Talon dirigeait son conseil d’administration et qu’il a été au centre d’un feuilleton économico-politique.

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