Revue de presse du 09 juin 2017

Le nouveau mandat de Faure Gnassingbé n’est pas encore digéré

L’actualité politique domine les journaux parus en ce dernier jour ouvrable de la semaine. En effet, l’élection de Faure Gnassingbé à la tête de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les questions de décentralisation ont alimenté les écrits.

C’est un secret de Polichinelle : Faure Gnassingbé est le nouveau président en exercice de la CEDEAO. Néanmoins, pour ceux qui ne le savent pas encore, Kozah Media rappelle que « Ellen Johnson Sirleaf, la présidente de la CEDEAO arrive au terme de son mandant et, après vote, le Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé a été élu par acclamation » pour lui succéder.

Warra les Vainqueurs cherche les raisons de cette élection de Faure Gnassingbé par ses pairs. Le journal pense que le président togolais « est tout simplement digne de confiance », étalant les réalisations de l’homme à la tête du pouvoir au Togo. Le journal ne manque pas de mentionner « les chantiers qui attendent le nouveau président » au niveau de la CEDEAO.

L’une de ces missions sera certainement à en croire Togo Presse la promotion de la « libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO ». Le journal écrit d’ailleurs à sa Une que « le Chef de l’Etat a effectué, hier (08 juin ndlr), une visite inopinée à la frontière Togo-Ghana, à Kodjoviakopé, pour constater de ses propres yeux l’application des textes » dans le cadre de cette thématique chère à l’organisation sous-régionale.

Forum de la Semaine confirme. « Présidence de la CEDEAO : Faure Gnassingbé se met déjà au travail ; il était hier à Aflao », lit-on à la Une du quotidien qui mentionne une visite de travail effectuée par le Chef de l’Etat au Nigéria aux lendemains de son élection. Information sur laquelle revient aussi Togo Matin qui titre à sa page 3, « A peine porté à la tête de la CEDEAO, Faure Gnassingbé saisit son bâton de pèlerin ». Togo Réveil aussi renchérit, « Après le Nigéria, le président de la CEDEAO était hier à la frontière d’Aflao entre le Togo et le Ghana ; les premiers pas de Faure Gnassingbé vers la CEDEAO des peuples ».

Mais Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO, « quid des nombreux accords en attente au Togo », s’interroge Vision d’Afrique. Le journal met une relation entre la crise politique en Guinée Bissau (sur laquelle Faure Gnassingbé devrait plancher en qualité de président de la CEDEAO) et celle au Togo. « Un petit parallèle montre aisément que la crise politique dans laquelle est embourbé le Togo depuis l’avènement de Faure Gnassingbé à la magistrature suprême a des points de crispation aussi proches de celle guinéenne dont la résolution bute sur les questions d’agenda politique et de longévité au pouvoir », lit-on dans le journal qui conclut, « vivement que l’engagement régional du président Faure rime avec celui national ».

L’Humanité s’intéresse au même sujet et va aussi en interrogation en écrivant « Le président Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO pour 12 mois : quel lien avec la réalisation des réformes politiques au Togo ». Mais contrairement à Vision d’Afrique, l’Humanité pense que « Ce n’est pas parce que le Président Faure est aux commandes de la CEDEAO qu’il doit décréter les réformes politiques au Togo ».

Quoi qu’il en soit, pour les réformes et la décentralisation, « CAP 2015 et le Groupe des 6 s’unissent pour une meilleure mobilisation », écrit Liberté. Une nouvelle coalition sur laquelle écrit aussi l’Alternative. Article à lire à la page 5 du journal.

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

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