15ème Journée internationale de la paix

Le développement passe par la Paix

« Culture de la paix et désarmement : gage du développement en Afrique », tel est le thème sous lequel est placé la 15ème édition de la Journée internationale de la paix célébrée ce mercredi dans le monde entier et plus connue sous le nom de « Journée de la non violence et de cessez-le feu », selon la résolution 55/282 prise par l’Assemblée générale des Nations Unies le 7 septembre 2001.

Le Togo n’a pas raté l’occasion de cette 15ème édition. Une journée de sensibilisation organisée par le Secrétariat d’Etat, chargé des droits de l’homme, en collaboration avec le Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement (UNREC) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Togo a marqué l’événement cher aux autorités togolaises.

A cette rencontre, ont pris part plusieurs ministres du gouvernement, des représentants des organisations de la société civile et des jeunes venus de plusieurs horizons. Le Premier ministre y a été représenté par le ministre de la Justice et des relations avec les institutions de la République, Pius Agbétomey.

C’est en présence de la Secrétaire d’Etat, chargée des droits de l’homme, Polo Nakpa, de la Directrice de l’UNREC, Ige Olatokunbo et de la Représentante résidente du PNUD au Togo, Khardiata Lo N’diaye.

« L’importance de cette célébration se vérifie au plan national. Elle se situe dans le contexte de la préparation du Sommet africain sur la sécurité maritime et le développement en Afrique que le Togo s’apprête à accueillir du 10 au 15 octobre », a indiqué d’entrée de jeu le ministre de la Justice. « Le Togo pour sa part, se veut être cette année encore, le relais de la mission lancée par l’ONU en 2001, à savoir faire connaître cette journée, le plus large possible au sein de la société, à travers l’organisation de cette rencontre d’échange et de partage, et de sensibilisation de masse et d’information du public », a-t-il ajouté.

Tout en relevant que la célébration de cette journée est une occasion pour, non seulement parler des idéaux de paix et de sécurité mais pour inviter les Etats africains à redoubler d’efforts pour instaurer individuellement voire collectivement la paix et la sécurité indispensable à un progrès durable et au plein exercice des droits et libertés fondamentaux, la Directrice de l’UNREC, Ige Olatokunbo, a noté que « des rapports étroits entre le terrorisme international, la criminalité transnationale organisée, le trafic de drogues, le courtage illicite et le trafic d’armes d’une part, l’exploitation et le commerce illicite de ressources naturelles, la prolifération et le trafic d’armes d’autre part ».

« Ces problèmes exacerbent les conflits », a-t-elle insisté.

« La question du développement à long terme permet de se préoccuper des besoins fondamentaux du présent sans compromettre l’aptitude des générations futures à répondre à leurs besoins propres. Les défis actuels sont la pauvreté, la faim, la diminution des ressources naturelles, la raréfaction de l’eau, les inégalités sociales, la dégradation de l’environnement, les maladies, la corruption, le racisme et la xénophobie entre autres font peser une menace sur la paix et forment le terrain fertile pour les conflits. Le développement durable contribue de manière décisive à écarter et à éliminer les causes de conflits », a fait remarquer pour sa part la Secrétaire d’Etat, chargée des droits de l’homme, Polo Nakpa.

Trois (3) sous-thèmes en lien avec le thème général de la Journée internationale ont été développés : « Paix et sécurité : quelle stratégie pour un meilleur contrôle de la prolifération des armes légères et de petit calibre en Afrique ? », « les défis à relever pour assurer un développement durable du continent africain » et le « rôle des acteurs de la vie sociopolitique dans la consolidation de la paix et de la promotion de la tolérance, la non violence et l’acceptation des différences dans la dynamique du développement humain durable ».

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