Résilience des populations face aux catastrophes

Le PGICT pérennise ses acquis

Un atelier de partage et de capitalisation des acquis sur la durabilité du Projet Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres (PGICT) a été lancé dans la région maritime plus précisément à Tsévié (32 km).

Fortement embêté par les catastrophes naturelles, le Togo s’est doté en 2014 du PGICT, une structure qui vient renforcer l’arsenal des mesures nationales orientées à limiter et gérer les risques de catastrophes au niveau national . Un des volets de la mission de cette institution est le financement des activités communautaires d’adaptation aux changements climatiques. Elle est axée sur les communautés vulnérables, les besoins immédiats en terme de projets, programmes, plans d’actions et leur financement au niveau des communautés pour que ces populations puissent renforcer leur capacité de résilience.

A moins d’un an de la fin du délai d’exécution du PGICT, ses responsables évaluent ses acquis sur cette composante et réfléchissent sur les actions pouvant permettre la pérennisation de ces résultats. Ceci avec les acteurs impliqués au cours d’ateliers dont le premier organisé pour la région maritime se déroule ces 29 et 30 novembre.

L’objectif de ces assises qui seront donc organisées dans les autres régions du pays également est d’échanger sur les bonnes pratiques résultant de la mise en oeuvre des différents sous-projets et de mettre en place des mécanismes pour garantir la durabilité des acquis des activités communautaires d’adaptation aux changements climatiques et de gestion durable des terres.

« Le PGICT a consacré toute une composante à la réalisation des activités communautaire d’adaptation au changement climatique. Ces projets ont une durée d’exécution limitée : deux ans au maximum. Après cette période, qu’adviendrait-il des résultats en termes de sauvegarde des forêts, en terme de réalisation d’infrastructures, etc.? Voilà ce qui nous a amené à rassembler les ONG et les porteurs de projets à réfléchir ensemble sur la stratégie post-projet. Nous réfléchissons avec les acteurs pour voir comment faire pour qu’au delà de la vie du projet, tout ce que nous avons réalisé comme activités puisse continuer. C’est pour réfléchir sur la durabilité et la capitalisation de ce qui a été réussi et qui pourra être porter à échelle », explique M. Espoir AFENUTSU, Responsable de la cellule suivi et évaluation du PGCIT.

D’un coût de 16,948 millions de dollars (environ 10 milliards de FCFA), le PGICT est une initiative du gouvernement togolais et soutenue par le groupe de la Banque. Mis en œuvre par le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, il prendra fin en juin 2017.

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

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