4è édition de l’Académie de formation des femmes en leadership politique

Le GF2D pour une participation soutenue des femmes à la décentralisation

Le Groupe de réflexion et d’action Femme, Démocratie et Développement (GF2D) a organisé ce jeudi à Lomé, la 4ème édition de l’« Académie de formation des femmes et jeunes filles en leadership politique pour leur participation à la décentralisation et au développement local ».

Pendant deux (02) jours, il sera question, au cours de cette session ouverte par la ministre de l’Action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, Mme Tchabinandi Kolani Yentcharé, de contribuer à une meilleure participation des femmes à la vie publique, politique aux niveaux local et national. « L’évènement qui nous réunit ce jour, va dans le sens de donner aux femmes les compétences nécessaires pour être de précieuses actrices politiques de notre pays. Notre pays depuis un certain temps s’ingénue avec l’implication de la société civile à prendre des mesures concrètes et efficaces susceptibles d’accélérer la réduction du gap existant actuellement entre l’homme et la femme en matière de participation à la prise de décision », a laissé entendre la ministre. Selon elle, cette activité constitue une continuité des précédents projets et permettra de renforcer les capacités des femmes des partis politiques et des associations afin qu’elles puissent développer les aptitudes nécessaires pour participer aux côtés des hommes à la gestion des affaires publiques à tous les niveaux.

Et pour cause, « L’évaluation des acquis des années précédentes de coopération permet de conclure qu’il y a lieu d’amener les femmes à un niveau supérieur en leadership politique de sorte à les inciter à mieux s’affirmer et à développer une forte solidarité au-delà de leurs partis politiques pour contribuer au développement de leurs communautés », a déclaré, pour sa part, Mme Léontine Lonlonko Gbadégbégnon, Secrétaire générale du GF2D. De son point de vue, la participation des femmes à la gestion de la chose publique constitue non seulement un droit fondamental mais aussi un véritable enjeu de développement des communautés alors que la participation des femmes à la vie politique de la nation reste faible. Plus concrètement : « A titre indicatif, à l’Assemblée nationale, les femmes ne représentent que 17% des députés, à la cour constitutionnelle, seulement un magistrat sur les 9, est une femme et notre pays ne compte aucune femme préfet. La composition de notre gouvernement n’échappe pas à ce déséquilibre de représentation des femmes puisqu’il est composé de 17% de femmes, un effectif d’ailleurs en baisse par rapport au gouvernement sortant qui comptait alors 23% de femmes », a-t-elle renchéri.

Dès le démarrage de cette académie de formation, la consolidation des 60 femmes et jeunes filles en 2015 sur les thématiques de leadership, communication et plaidoyer, cette académie de formation est une occasion de former une nouvelle vague de femmes et jeunes filles identifiées au sein des partis politiques et associations.

La Coordinatrice régionale de la Fondation Hanns Seidel, Mme Aridja Frank, a, de son côté, précisé que « Les formateurs mettrons à la disposition des femmes et des jeunes filles, des outils nécessaires et les stratégies novatrices en vue d’améliorer leurs connaissances dans la gestion des affaires publiques, d’assurer effectivement leur épanouissement de femmes militantes et sympathisantes des partis politiques et associations et enfin d’impulser leur implication efficiente dans le développement de la nation ».

Nonobstant tous les obstacles posés sur leur chemin par la tradition et la société les empêchant de s’affirmer politiquement comme socialement, entièrement, la femme jouit aujourd’hui d’une clémence de l’Homme dans sa quête de liberté et d’égalité en tant qu’être humain. Toutefois, beaucoup de poche de résistances les freinent de franchir certains paliers. C’est pour cette raison que de telles initiatives constituent de véritables sources d’inspiration pour leur permettre de trouver leur marque à travers des stratégies appropriées. Ailleurs, la lutte a été âpre et très acerbe pour l’indépendance de la femme du fait de l’inexistence de ces types d’instruments de prise de conscience et d’évaluation du rôle de la femme dans la société. En finançant cette formation, la Fondation Hanns Seidel est sûre d’obtenir des résultats probants dont les bénéfices iront entièrement à la société togolaise. Surtout que le pays va bientôt rentrer dans une nouvelle phase électorale locale. Ainsi, pour la décentralisation et la gestion des communautés, une participation des femmes est alors indispensable et obligatoire. La balle est donc dans le camp de nos nouveaux leaders d’opinion et politiques féminins très attendus dans le débat politique national.

Notons que le GF2D est une Organisation non gouvernementale (ONG), à but non lucratif créée en 1992. Elle a à son actif, plusieurs sessions de formation à l’endroit de la femme togolaise, des campagnes de sensibilisation sur diverses thématiques.

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