Projet d’urgence de développement communautaire

Le Chef de l’Etat vole au secours des zones peu ou mal desservies

Le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé a officiellement lancé ce jeudi à Mandouri, dans la préfecture de Kpendjal (105 km à l’Est de Dapaong), le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) couplée avec la pose de la première pierre des infrastructures à réaliser dans Kpendjal.

C’étaient en présence du Premier ministre, Komi Sélom Klassou, des membres du gouvernement, de la Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies au Togo, Khardiata Lo N’Diaye, du Coordonnateur national du PUDC, Doki-Zama Ali Tagba, de la coordonnatrice de la plateforme du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Nana Touré, du préfet de Kpendjal, Yacoubou Youa, du président de la HAAC, Pitang Tchala, de la Directrice des opérations à l’Agence nationale d’appui au développement à la base, Katanga Mazalo et des vénérés Chefs traditionnels de la préfecture de Kpendjal.

Ce programme mobiliser à hauteur de 155 milliards de francs, CFA pour une durée de trois (3) ans, vise à contribuer à l’amélioration significative des conditions de vie des populations vivant dans les zones peu ou mal desservies par les infrastructures et services sociaux et économiques de base et la réduction des inégalités sociales au Togo.

Il est entre autre composé du développement des infrastructures socio-économiques de base (les bâtiments scolaires, les cliniques mobiles, les points de forage d’eau, les pistes rurales), le renforcement des capacités institutionnelles des acteurs nationaux locaux, le développement de l’entrepreneuriat rural et le développement d’un système de géo-localisation des infrastructures et équipements.

Le Chef de l’Etat a dans son adresse de circonstance, situé le programme dans le contexte du message des populations togolaises lors de la campagne présidentielle de 2015, au cours de laquelle ces derniers ont demandé que l’on fasse un peu plus pour l’économie et le social.

Le PUDC selon lui, s’inspire du modèle Sénégalais. « Sans l’appui du PNUD, on n’aurait pas pu réaliser de programme d’urgence qui ne substitue pas à ce que nous avons prévu », a-t-il ajouté tout en prenant l’engagement que « Quoi qui arrive, les fonds nécessaire seront trouvés par le gouvernement et mis à la disposition du PNUD pour la réalisation des projets ».

Il a par ailleurs sollicité une forte implication des populations bénéficiaires du PUDC notamment les femmes, les jeunes et les groupements à travers toutes les régions économiques du Togo.

Pour la Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies au Togo, Mme Khardiata Lo N’Diaye, les différents rapports montrent que la pauvreté a connu une baisse au Togo entre 2006 et 2015.

« Etant donné que les besoins ne seront pas traités individuellement mais collectivement, que le financement du PUDC est avant tout assurer sur les fonds propres du gouvernement, a hauteur de plus de 155 milliards de francs CFA qui seront investis dans le développement social du pays à la base, le PNUD promet mettre son expertise au service du pays pour la réussite de ce programme », a-t-elle promis.

« La santé est une source de bien-être pour une population et que c’est certainement la santé qui se déplacera vers les populations par rapport au passé alors qu’il faudra faire au plus 50 km avant de se rendre dans un centre de santé », a indiqué M. Doki-Zama Ali Tagba, Coordonnateur national du PUDC.
Le PUDC couvre toutes les régions du Togo et sera exécuté dans 23 préfectures dans sa première phase.

Le gouvernement a adopté ledit programme par décret pris en conseil des ministres le 13 janvier 2016 et accompagné dans sa mise en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

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