Mécanisme de lutte contre la torture au Togo

Le Cacit forme avocats et défenseurs des droits de l’homme

Une trentaine d’avocats et de défenseurs des droits de l’homme sont en travaux depuis ce mardi à Lomé, sur l’utilisation des mécanismes nationaux, régionaux et internationaux de prévention et de lutte contre la torture au Togo.

C’est une initiative du Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) et l’Action chrétienne pour l’abolition de la torture au Togo (ACAT).

Elle a vu la participation du Directeur de cabinet du ministère de la Justice, Kossi Egbétonyo, du Directeur exécutif du CACIT, André Kangni Afanou, du président du CACIT, Spéro Mahulé, d’un Représentant de la délégation de l’Union Européenne (UE) au Togo et du Secrétaire général de l’ACAT-Togo, Bruno Germain Haden.

En trois (3) jours, il sera question d’essayer de parcourir tous les instruments normatifs nationaux et internationaux de façon à voir comment aider les victimes de torture.

Pour le Directeur de cabinet du ministère de la Justice, Kossi Egbétonyo, le Togo est attaché à la promotion du plein exercice des droits fondamentaux de l’homme, au respect de la dignité bref, à la sauvegarde des droits individuels et collectifs.

« S’agissant singulièrement de la torture, il serait hypocrite, voire malhonnête de faire croire qu’il n’existait pas de cas de bavure dans nos lieux de détention pour les besoins d’enquête de police, le contrôle de nos unités de police et de gendarmerie disséminées sur toutes l’étendue du territoire national étant si mal aisé. Et le problème n’est pas particulier au Togo », a déclaré Kossi Egbétonyo.

Sur cette question, selon lui, des conditions de détention dans les prisons, sous l’impulsion des plus hautes autorités de l’Etat, des mesures se prennent en vue de les adoucir.

« Le plus vivant témoignage de cette volonté politique est le démarrage du vaste projet de construction des infrastructures immobilières pénitentiaires, avec celle de Kpalimé, réalisée avec l’appui financier de l’Union européenne, notre partenaire de toujours », a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs soulevé que l’existence d’une justice pénale fonctionnelle est la preuve que le Togo est dans la dynamique de la lutte contre l’impunité.

« La torture au Togo a diminué substantiellement au Togo mais au même moment où nous disons qu’elle a diminué, il y a des formes nouvelles et aujourd’hui, avec la définition du code pénal qui est un peu plus large que la définition internationale, on est obligé de constaté qu’il y a un peu plus de cas de torture mais qui ne sont pas forcément faits par les agents de l’Etat puisque la définition permet de désigner beaucoup d’autres cas comme étant des cas de torture. Mais si on doit faire l’état des lieux, nous devons affirmer qu’il y a encore de la torture au Togo un peu plus subtile, un peu plus caché peut-être, mais il existe toujours », a indiqué Spéro Mahulé.

De 2014 à ce jour, 32 victimes de torture ont été prises en charge autant sur le plan médical, social que psychologique et continuent de souffrir psychologiquement.

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