Inauguration du Centre de formation aux métiers de l’industrie

Le CFMI pour des emplois directs dans l’industrie

Le Chef de l’État a procédé, ce 04 mai, à Lomé, à l’inauguration du CFMI, en présence de M. André Vallini, secrétaire d’État français auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé du Développement et à la Francophonie ; du premier ministre et plusieurs membres du gouvernement et du corps diplomatique. Il s’agit d’un cadre qui vient palier aux besoins en main d’œuvre qualifiée des entreprises liées au secteur industriel, proposant des formations axées sur les compétences directes.

Le principal levier du développement est la ressource humaine ; encore faudrait-il que cette ressource soit qualifiée. En effet, les entreprises sont souvent confrontées à l’inadéquation entre emploi et formation, disposant d’agents, diplômés certes, mais incompétents. L’autre revers de la médaille affiche une jeunesse garnie de diplômés mais qui ploie sous le joug du chômage et de la pauvreté.

Pour répondre efficacement à ces manquements, le gouvernement togolais et ses partenaires privés avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD) a mis sur pied le Centre de Formation aux métiers de l’industrie, CFMI. Ayant coûté un peu plus de 5 milliards de FCFA dont une contribution de l’AFD à hauteur de 3,935 milliards de CFA, il se veut sous-régional. Le centre possède une plate-forme technique et technologique de plus de 6.000 m² et est doté d’équipements industriels et didactiques de dernière génération répondant aux normes européennes.

Georges Kwawu Aïdam
Ministre délégué auprès du Ministre des enseignements primaire, secondaire et de la formation professionnelle, chargé de l’enseignement technique et de la formation professionnelle

« La politique du président de la République en matière de formation des jeunes s’appuie sur un certain nombre de structures à créer. Le premier d’entre elles est le CFMI. Sa spécificité est qu’il est en collaboration avec les entreprises. Tous ceux qui sont formés ici sont sûrs de trouver un emploi à leur sortie parce que les entrepreneurs les auront déjà vus en train de se faire former. Aussi, les entreprises y envoient leurs agents pour les faire recycler. C’est le premier maillon d’une longue chaîne qui s’étendra sur toute l’étendue du territoire. Nous voulons, à terme, éradiquer le chômage des jeunes par la formation professionnelle et l’apprentissage », a indiqué M. Georges Aïdam, ministre délégué chargé de la formation professionnelle.

« Les jeunes qui sortiront du CFMI pourront accompagner les entreprises dans leur défi de concurrence et de compétitivité  », a renchéri, pour sa part, M. Anani Gozo, directeur dudit centre.

Anani Gozo, Directeur du CFMI

Sont disponibles au CFMI cinq filières, notamment : la mécanique d’entretien ; l’électro mécanique d’entretien ; le froid et la climatisation industriels ; la mécanique diésel ; la chaudronnerie-tuyauterie et soudure industriels. Le centre offre depuis septembre 2015 des formations continues et initiales.

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

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