Parutions du lundi 24 octobre 2016

Le CAR et encore le CAR

La crise au CAR avec la mise en place d’un comité ad hoc, tel est le sujet qui défraie la chronique dans les journaux parus en kiosque ce lundi. Quand certains y voient la fin de la crise, d’autres encore entrevoient le début d’un autre volet de la crise au sein de ce parti de l’opposition togolaise.

« Un Comité de gestion intérimaire de 60 jours mis en place, un nouveau départ avec ses défis », titre Courier de la République qui tire à boulets rouges sur l’ancien président du CAR Me Dodji Apévon en ces termes : « arrivé par la grande porte en 2008, huit années plus tard, Apévon quitte la tête du CAR par les claustras. La queue dans les pattes, humilité et fait petit par la quasi-totalité des fédérations qui l’ont désavoué  ».
Le drame, poursuit-il, « c’est que le désormais ancien président dit à qui veut l’entendre qu’il prendra ses responsabilités. Lesquelles ? Celles de la mise en hibernation du CAR ou celle de créer son parti ?  ».

« Est-ce la fin de l’impasse au CAR ? Le parti des déshérités peut-il enfin pousser un ouf de soulagement ? », se demande Le Libéral.
Pour toute réponse, cet hebdomadaire écrit qu’ «  après scènes et tractations qui ont défrayé la chronique, bouleversements de quotidiens des sympathisants et écorné l’image du parti, les présidents et délégués des fédérations ont décidé tout simplement d’arrêter l’hémorragie en s’inspirant des textes du parti pour régler les différends ».

Pendant ce temps, Nouvelle opinion annonce la « triste fin d’un usurpateur politique » et s’exclame : « Apévon perd désormais la manette du CAR et 60 jours pour Nador Awuku en vue d’une élection d’un Bureau national  ».
« Le CAR désormais libéré des jougs de son président national Me Apévon Dodzi Paul et de ses camarades d’infortune qui ont mis délibérément en hibernation toute la vie d’un parti qui pourtant occupe une place de choix sur la scène politique togolaise. Avec des intensions funestes de conserver la tête du parti, Apévon à ramer à contre-courant d’un parti qui l’a formé politiquement en faisant croire à l’opinion qu’il est victime d’un complot. Aux termes de son deuxième mandat qui a expiré depuis le 17 octobre à minuit, le parti a retrouvé sa ferveur d’antan », ajoute le journal.

Tout le monde ne voit pas la situation d’un même œil. « Epilogue ou nouvel épisode d’une tragi-comédie politique : Me Agboyibo programme son retour, Me Apévon dénonce un coup d’Etat », titre Forum de la semaine.
Selon le quotidien, « beaucoup de cadres auraient alors compris que dans l’entendement de Me Agboyibo, Apévon ne devait être Président national que de nom et lui, Agboyibo, devait continuer à exercer la totale réalité du pouvoir à la tête du parti, en particulier pour tout ce qui touche aux relations avec le pouvoir en place et la représentation au plus haut niveau du parti  ».

Autre sujet, Liberté parle de « magouilles » dans les entreprises de la zone franche et affirme que le Libanais Hussein Sayegh et ses sociétés doivent plus de 17 milliards à l’OTR. Pendant ce temps, ajoute-t-il, deux ministres et un avocat de l’Etat sont à la rescousse du Libanais.
« Il y a quelques mois, l’Office togolais des recettes (OTR) a découvert des anomalies criardes dans les chiffres de ces sociétés, procédé à des contrôles qui aboutissent à un redressement de 17,8 milliards de FCFA. Mais l’homme d’affaires met à contribution ses réseaux ainsi que ses espèces sonnantes et trébuchantes pour ne payer finalement rien du tout. Au centre de la combine, deux anciens ministres et un avocat de l’Etat qui est aussi le conseil de M. Sayegh  », précise le journal.

Togo presse évoque les lendemains du sommet extraordinaire de l’UA sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique. Le conseil chrétien du Togo rend grâce à Dieu en présence du président Faure Essozimna Gnassingbé, lance-t-il.
« Après les Catholiques et les protestants mercredi, les musulmans et le Conseil chrétien du Togo ont prié, respectivement vendredi et hier, pour la même raison. Le président de la République, Faure Gnassingbé, à assisté, hier, à la prière du Conseil chrétien, en la chapelle internationale de l’ESTAO. Le premier ministre, Komi Sélom Klassou, le président de l’Assemblée nationale, Dama Dramani, des membres du gouvernement et autres autorités politiques, militaires er religieuses étaient également de la partie pour magnifier le Seigneur », lance-t-il.

En Economie, Golfe info aborde la question de la lutte contre la corruption et fait savoir qu’on est encore loin la tolérance zéro.
« Le drame dans les pays sous-développés, et dans un pays comme le Togo, c’est la génération, la banalisation et l’acceptation de la corruption comme un mal nécessaire. Un avatar de la civilisation moderne, avec lequel il faudra désormais composer », montre-t-il.

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