La valse des néo-partis a commencé

En moins d’un mois, deux partis politiques ont vu le jour au Togo. Ils viennent s’ajouter à la pléthore de formations politiques existant déjà. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, car, cela y va de la vitalité de la démocratie togolaise. Toutefois, une question essentielle est posée par les Togolais, à savoir, ce qu’apportent ces nouveaux partis.

En réalité, la création d’un parti politique répond d’un réel besoin d’une frange de la population à s’organiser autrement, à apporter un souffle nouveau dans la gestion des affaires de l’Etat et à combler un vide dans tous les secteurs d’activités socio-politiques et économiques du pays. Cela sous-tend le développement de nouvelles stratégies politiques axées sur un langage politique soutenu, cohérent, fiable et viable et des actions concrètes. Nécessairement, il faut présenter un programme de société charmeur qui fait rêver les populations dont l’unique vœu est de voir leurs conditions de vie s’améliorer et changer radicalement.

Malheureusement, nous ne sommes pas encore à ce stade. Les nouveaux partis politiques font exactement comme les anciens. Soit, ils naissent sous les cendres d’autres partis politiques, soit, ils arrivent pour exprimer le mécontentement de leur fondateur face à des anciens mentors avec qui ils ont rompu le pont. Du coup, leur programme de société n’est qu’une avalanche d’actes de vengeance qui reposent sur la politique politicienne. Il en existe aussi dont les actions se résument à du populisme outrageant.

Le point commun de tous ces néo-partis est de faire croire aux populations qu’ils sont leur espoir inférant que par eux le mieux-être est garanti pour tous. En effet, ils jouent tous sur le très faible degré de compréhension du langage politique des populations. Cependant, après leur création à l’approche des échéances électorales, comme c’est le cas aujourd’hui, ils disparaissent pour la plupart aussitôt après laissant derrière eux des « militants temporaires » à leur propre sort. Leur rôle régalien, celui de former les militants est abandonné au profit des déclarations politiques jusqu’à une nouvelle échéance électorale.

Que les potentiels promoteurs de nouveaux partis politiques prennent conscience des besoins réels des populations et non uniquement des enjeux politiciens.

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