Fistule obstétricale

La lutte continue

Ce 23 mai, la fistule obstétricale retient l’attention de la communauté internationale. Cette lésion grave et dangereuse susceptible de survenir lors d’un accouchement continue de faire des victimes un peu partout dans le monde.

Chaque année, des accouchements naissent des complications dont la plus grave est la fistule obstétricale. Il s’agit en fait d’une brèche de la filière pelvi-génitale due à un travail difficile lors de l’accouchement. Elle se manifeste, chez les patientes, par une incontinence urinaire ; une situation qui amènent les malades à se retrancher de leur entourage. En absence de traitement, la maladie entraîne des infections cutanées, des troubles rénaux et même des décès.

La fistule obstétricale touche, dans le monde, selon l’OMS 50 000 à 100 000 femmes chaque année. Environ 2 millions de femmes vivent avec la maladie en Asie et en Afrique subsaharienne.

Au Togo, selon l’enquête MICS de 2010, la prévalence de la maladie serait de 3 cas sur 1000 femmes de 15 à 45 ans qui ont accouché les deux dernières années ayant précédé l’enquête.

Le mal se guérit. Une opération chirurgicale simple suffit pour traiter une fistule non compliquée. Pour le prévenir, il est conseillé de repousser l’âge de la première grossesse et d’éviter les pratiques traditionnelles préjudiciables. Aussi l’accessibilité des femmes enceintes à des soins obstétricaux de qualité est une mesure de prévention.

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

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