La honte à l’Anc

Le parti de Jean-Pierre Fabre qui, après les élections législatives du 25 juillet 2013 est arrivé en seconde position derrière l’Union pour la République, Unir, se porte mal. L’Alliance nationale pour le changement, Anc, est aujourd’hui la cible de nombreuses critiques venant aussi bien de ses amis de l’opposition que du parti au pouvoir. Pire, ce sont ses propres ouailles qui froufroutent à voix basse.

Tout est parti de la révélation faite par la presse sur les millions versés par l’Etat togolais sur les comptes des dirigeants de l’Anc, ex-députés de l’Ufc, ayant été exclus de l’Assemblée nationale à l’insu des militants. En effet, suite à la condamnation du Togo pour violation de certains droits des exclus par la Cour de justice de la Cedeao, des amandes ont été flanquées à l’Etat au rang desquelles le versement de trois millions de francs Cfa à chacun des neuf députés. Au lendemain de ces sanctions, le leader de l’Anc a déclaré publiquement n’être pas intéressé par des réparations pécuniaires. Il a affirmé que si l’on venait à lui remettre cette somme, il se contenterait d’un franc symbolique. Ainsi, lorsque ces sous ont été versés sur leur compte, aucun d’eux n’a rendu compte aux militants et sympathisants.

L’autre critique portée aux dirigeants de ce parti est le comportement anti-démocratique auquel s’affichent certains cadres et militants de ce parti. Après le passage du secrétaire général de l’Ufc, M. Koumongou, sur Radio Kanal FM, le journaliste Sas Gawou a été menacé de mort par des voix anonymes. Aussi, le leader du Parti pour la rédemption et le renouveau, Nicolas Lawson a-t-il été pris à parti par des individus mécontents des propos non partisans des idéaux de l’Anc. Il a fallu l’intervention des forces de l’ordre pour que le pire n’arrive pas.

Face à ces comportements anti-démocratiques condamnés par toute la classe politique et la presse, aucune réaction n’est venue de la part de l’Anc. Pire, les dirigeants soutiennent même qu’ils sont contents que des citoyens aient manifesté spontanément leur mécontentement. « C’est juste se dérober de la question essentielle des violences » diront certains observateurs.

Un proverbe Bassar dit que : « Même si la honte ne tue pas, néanmoins elle tord le cou. » La situation dans laquelle se trouve aujourd’hui l’Alliance nationale pour le changement, Anc, est une honte pour un parti qui prône la démocratie pour tous dans la transparence et l’équité et dont les tenants acceptent la violence sous toutes ses formes.

A propos de l'auteur

Late Pater

Il est rédacteur au journal L’Union pour la Patrie et au site web Pa-lunion.com

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