Parution du jeudi 23 juin 2016

La crise au CAR, le « chou gras » des journaux

Les colonnes des journaux sont garnies ce jour par des titres qui font l’unanimité sur la crise au sein du Comité d’action pour le renouveau (CAR).

Selon Le Changement, il y a beaucoup de bruits qui circulent pour rien à propos du président du CAR écrasé par le camp adverse où 33 présidents fédéraux sur les 36 somment Me Apévon par rapport au congrès convoquer dans un mois.
« Depuis quelque temps, le CAR est en proie à une crise interne qui fait craindre un éclatement ou une scission du parti. A l’origine, une farouche opposition à une prétendue volonté du président d’honneur de ce parti, Me Yawovi Agboyibo de reprendre les rênes du parti qui serait en train de sombrer  », relève le journal.

Pour sa part, Le Patriote se demande si les responsables de ce parti réussiront à éviter le syndrome UFC.
« Plus rien ne va au sein du parti des déshérités. A voir l’allure prise par la crise du CAR, on peut craindre le pire pour ce parti qui a été un exemple d’alternance au sein des partis politiques avec l’arrivée de Me Dodji Apévon à la tête de ce parti en tant que président national alors que Me Agboyibo se contentait du titre symbolique de président d’honneur », s’exclame-t-il.

L’hebdomadaire Chronique de la Semaine quant à lui, pense que la crise au sein du CAR bat son plein et que les présidents des fédérations donnent un mois à Me Apévon pour organiser le congrès alors que Jean Kissi de son côté est chassé par les militants du CAR à Vogan.
« La crise du CAR bat encore son plein et risque de briser en deux notamment le camp Agboyibo qui fait feu de tout bois pour reprendre les choses en main et le président national, Me Dodji Apévon et ses alliés. Le député Jean Kissi, secrétaire général du CAR et farouche partisan du retour de l’ancien premier ministre Me Agboyibo à la tête du CAR, a eu le reflexe de quitter les lieux de la réunion avant de se faire casser la gueule par les militants du CAR de Vogan qui ne voulaient rien entendre sur une quelconque explication de voir l’ancien président revenir à la tête du parti  », informe le journal.

Le Perroquet aborde la question de la limitation des mandats et écrit : « il est clair qu’il n’y a aucune volonté de la part du chef de l’état d’opérer les réformes. Et une intention certaine de se maintenir au pouvoir vaille que vaille  ».

Dans la logique d’une présidence à vie, Faure Gnassingbé appelle les « intellectuels tarés » à la rescousse par rapport aux hypothèques réformes politiques au Togo, lance Actu Express.
«  Tout porte à croire que Faure Gnassingbé est allergique à la limitation du mandat présidentiel et nourrit des ambitions d’une présidence à vie : si on uniformise toutes les constitutions et dire que tout doit être limité à deux mandats, il y aura des problèmes ici ou là. Puisque nous n’avons pas les mêmes situations  », tels sont les propos du chef de l’Etat relayés par le journal.

De son côté, Forum de la Semaine fait savoir que l’ONU compte sur Faure pour jouer au stabilisateur à l’élection présidentielle au Ghana.
« Le président John Dramani Mahama a joué de grands rôles dans le cadre de la bonne conduite du dernier processus électoral qui a conduit à la réélection de Faure Gnassingbé à la tête du Togo. C’est visiblement le même rôle de stabilisateur joué par ce voisin de l’Ouest aux côtés du Ghana qui sera aux urnes en décembre prochain  », fait savoir le journal.

Le deuxième titre en vogue dans les colonnes des journaux est le Forum de l’investissement hôtelier en Afrique que le Togo a accueilli.

Chronique de la semaine s’en réjouit et titre : « participation des hôtels à l’économie : un forum sur l’investissement dans le secteur s’est tenu à Lomé ».
«  L’hôtel Radisson Blu 2 février a abrité du 21 au 22 juin 2016, le 6ème forum africain sur les investissements hôteliers en Afrique (AHIF), deux mois à peine après son ouverture. Près de 300 responsables de sociétés, de groupes hôteliers ainsi que des hommes d’affaires venus de 32 pays d’Afrique, d’Europe, d’Asie ont pris part à cette rencontre d’opportunités d’affaires, de partenariat public-privé ouverte par le premier ministre, Komi Sélom Klassou », indique-t-il.

« Plusieurs sujets ont été abordés au cours du forum à l’instar des perspectives économiques et géopolitiques pour l’Afrique, une étude de cas sur la gestion, la prévention et la maîtrise des crises et la leçon tirée d’un développement d’hôtelier réussi et autres », souligne Waraa les Vainqueurs.

Le journal revient et parle de la formation du nouveau bureau de la HAAC où Pitang Tchalla prend les commandes.
« Les nouveaux membres de la HAAC ont effectivement pris fonction depuis le début de ce mois de juin. Après leur prestation de serment, les neufs membres qui composent l’institution ont procédé à l’élection de leur bureau. A l’issue du vote effectué le 16 juin dernier, c’est le ministre Pitang Tchalla qui occupe désormais la présidence de la HAAC. Il remplace alors feu Kokou Tozoun décédé pratiquement à la fin de son mandat  », lance le journal.

« Pitang Tchalla aux commandes », renchérit Flambeau des Démocrates.
« Joseph Samuel Tchalla Mingsah Pitang devra s’atteler avec le concours des autres membres et non membres du bureau, à garantir aussi l’utilisation équitable et appropriée des organes publics de presse et institutions de la République pour un mandat de cinq ans  », note-t-il.

Liberté pour sa part s’intéresse à l’explosion meurtrière du 30 juin 2015 à WACEM, près d’un an où un incendie se déclenche dans la même citerne alors que des ouvriers y travaillent.
« Heureusement, il n’y a aucune victime. Mais cet incident montre que dans la réalité, aucune avancée n’est à noter en ce qui concerne la protection des ouvriers de WACEM. La sécurité au travail n’est pas toujours garantie et tout porte à croire que les nombreux décès enregistrés dans cette usine surtout en 2015, n’ont servi à rien  », déplore-t-il.

Sport : Transferts illégaux de joueurs, Claude Le Roy, l’entraineur des Eperviers, secoué par la justice française.
« Trois mois seulement après sa prise de fonction comme sélectionneur de l’équipe nationale du Togo, le technicien Français, Claude Le Roy est actuellement secoué par le tribunal se Strasbourg et est sous menace de deux ans d’emprisonnement dont 18 mois de sursis si son implication dans une affaire de transferts illégaux de joueurs qui lui est reproché est établi. Le verdict est attendu pour le 13 septembre 2016, soit une semaine après la rencontre Togo-Djibouti à Lomé. L’affaire remonte de 1998 à 2003 », informe-t-il.

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