Feu Benjamin Essoyomawoè LAODJASSONDO

Insécurité grandissante au Mali

La communauté togolaise endeuillée par l’assassinat de Benjamin LAODJASSONDO, froidement abattu à ABamako

Samedi 23 mars 2013, il est environ quinze heures, le soleil tel une fournaise, déployait impitoyablement ses ardents rayons comme il sait bien le faire en cette période de canicule, rendant la chaleur torride, l’air surchauffé, irrespirable et à la limite du supportable.

A l’église des assemblées de Dieu de Baco Djicoroni (un quartier de Bamako),plusieurs dizaines de personnes ; des Togolais en majorité, mais aussi des Maliens et quelques Burkinabè et Ivoiriens tous inconsolables, rassemblés au tour de la dépouille mortelle du jeune Benjamin Essoyomawè LAODJASSONDO, tragiquement abattu à son domicile le Mercredi 19 Mars à 3 heures du matin par des individus cagoulés, entrés chez lui par effraction, emmenant sa moto, emportant son ordinateur portable et bien d’autres choses. Il avait 29 ans.

L’émotion était à son comble et l’indignation, d’autant plus grande que parents, amis, collègues et simples connaissances de Benjamin n’en revenaient pas. Personne ne comprenait le triste sort qui venait brusquement et si cruellement de s’abattre dans la fleur de l’âge, sur ce jeune homme, brillant ingénieur informaticien, marié il y a à peine six mois. Son épouse ? Très affligée, complètement effondrée, totalement inconsolable.

Le culte fut suivi, de l’inhumation au cimetière du quartier Kalabancoro en présence de Monsieur Mamadou Diakité, Consul Honoraire du Togo. Dans la foule, les commentaires ne cessaient d’aller bon train.

Les questions qui revenaient sur les lèvres étaient celles de savoir ce qui a pu motiver un crime si ignoble, s’il s’agissait d’un règlement de compte ou d’un crime crapuleux ? Beaucoup ne comprenaient pas pourquoi selon eux les drames de ce genre ne sévissent qu’au sein de la communauté Togolaise parmi tant d’autres résidant au Mali ? À quoi servaient finalement les patrouilles policières organisées toute les nuits dans le but de protéger les populations ? Quelles actions le Consulat du Togo au Mali mène-t-il ou entend mener pour prémunir la communauté contre des attaques de ce type ?...

En réalité, l’attaque qui vient d’ôter la vie à notre compatriote et qui s’apparente fort bien à un règlement de compte (après avoir violentés la victime et son épouse, les agresseurs seraient partis avant de revenir quelques instants après, pour tirer à bout portant sur l’homme, le tuant sur le coup).

Cette attaque dis-je, n’est pas la première du genre. On se rappelle en effet qu’en janvier 2012, un drame similaire avait endeuillé la communauté togolaise. Un jeune compatriote du nom de Claude Kondi avait été tué à l’arme à feu en pleine nuit dans sa chambre par un groupe de malfaiteurs non identifié. En Mars 2006 le corps mutilé du jeune Togolais répondant au nom d’Angelo Konou avait été retrouvé sur une route à la sortie de Bamako, le crâne ouvert et la cervelle amputée.

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