Genre et développement

La Fondation Konrad Adenauer renseigne le sujet à Lomé

Les femmes des pays de l’Afrique de l’ouest, dont le Togo, continuent d’être victimes d’injustices en matière foncière. La Fondation allemande Konrad Adenauer, une fondation politique proche de l’Union chrétienne démocrate (CDU), le parti politique allemand dirigé par la Chancelière allemande Angel Merkel, est l’une des organisations qui œuvre pour la fin de cet état des choses.

Elle a encore réuni ce jeudi à Lomé, dans le cadre de son projet EWOH 2 : « un seul monde sans faim », les facilitateurs nationaux de l’administration publique et de la société civile, histoire de discuter avec eux de cette question lancinante.

Pendant trois (3) jours, les participants à cet atelier vont partager les informations nécessaires sur le genre et le développement en lien avec la paix, s’approprier les résolutions 1325, 1820 et suivantes du Conseil de sécurité des Nations Unies et vont devenir des vecteurs de l’implémentation de ces résolutions et de l’égalité de genre au Togo.

Placée sou le thème : « Le genre, le développement et la paix en Afrique de l’ouest », la rencontre a été ouverte par Albertine Tébié Amoussou-Kouétété, Directrice du genre et des droits de la femme, représentant son ministre, en présence de Maurice Gbloedzro, Coordonnateur national de la Fondation Konrad Adenauer.

« Il n’y a pas de paix sans la paix pour les femmes et leurs communautés, il n’y a pas de paix sans la lutte contre les violences sexuelles dont sont victimes les femmes et les filles surtout dans les conflits armés. Il n’y a pas de paix sans l’implication systématique des femmes dans la prévention et dans la gestion des conflits », a déclaré d’entrée de jeu Mme Tébié.

C’est ce qui justifie, selon elle, que le gouvernement togolais, avec l’appui des partenaires techniques et financiers et les organisations de la société civile impliquées dans le domaine, a mis en place un plan d’action national d’implication des femmes togolaises dans la mise en œuvre des résolutions suscitées.

Il est vrai, a-t-elle poursuivi que ce plan d’action décliné en quatre (4) axes et qui échoit cette année (2016) n’a pas pu atteindre les résultats escomptés. Cependant, a-t-elle rassuré, des acquis sont visibles. Aujourd’hui au Togo, a déclaré Albertine Tébié Amoussou-Kouétété, on note avec satisfaction la présence des femmes togolaises dans les institutions et structures de règlement de conflits et de consolidation de la paix au Togo comme le Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC), la Commission vérité justice et réconciliation (CVJR), la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) et l’accroissement du nombre de femmes dans les Forces armées togolaises (FAT). Certaines de ces structures, a-t-elle ajouté, sont dirigées par les femmes, notamment le Haut-commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN) et la Médiature de la République.

« Cette rencontre vient pour appuyer et réaffirmer une fois encore l’importance de la contribution de la femme au développement et à la consolidation de la paix dans nos Etats », a déclaré M. Gbloedzro, Coordonnateur national de la Fondation Konrad Adenauer.

La Fondation Konrad Adenauer œuvre dans la sous-région ouest africaine pour la promotion et la consolidation de la démocratie et pour le réveil de la conscience citoyenne à travers le programme Dialogue politique en Afrique de l’ouest (PDWA) depuis 1992.

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