Loi sur l’accès à l’information au Burkina Faso

La FAJ s’en félicite déjà

La Fédération Africaine des Journalistes (FAJ), le groupe Africain de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), a salué les réformes en cours par le conseil national de transition (CNT), parlement de transition du Burkina Faso sur la législation de la presse et l’adoption le 30 août 2015 de la loi sur « l’accès aux sources d’information publique et aux documents publics ».

« Nous nous félicitons de l’adoption rapide de la loi sur l’accès à l’information et des réformes en cours dans le secteur de la presse », a déclaré Maria Luisa Rogerio, Présidente intérimaire de la FAJ. « Nous invitons le parlement de transition, notre affilié l’association des journalistes du Burkina Faso (AJB), les organisations des médias et la société civile du Burkina Faso à poursuivre et à approfondir les réformes des lois sur la presse  », a ajouté Maria Luisa Rogerio.

Le CNT a adopté, le vendredi 4 septembre 2015 les lois devant régir la presse écrite, l’audiovisuelle et la presse en ligne au Burkina Faso. Elles dépénalisent partiellement les délits de presse, les montants des amendes variant de un à cinq millions de francs CFA : ce qui risque d’entraîner la faillite des entreprises de presse. Selon le président de l’AJB, Guézouma Sanogo, « Le gouvernement de la transition n’a pas tenu compte de l’environnement économique propre aux entreprises de presse au Burkina Faso. Ainsi, aucun des amendements faits par les professionnels des médias lors des ateliers organisés en vue de la finalisation du projet de la loi n’a été pris en compte  ». Il regrette par ailleurs que, dans ces lois, les mêmes peines d’amendes (un à cinq millions de francs CFA) soient appliquées pour des fautes n’ayant pas forcément les mêmes lourdeurs. Les dispositions sur la récidive bannies dans le code de 1993 sont reprises dans ces lois récemment adoptées et motivent le doublement des peines.

Les organisations professionnelles des medias sont déterminées à dénoncer et à rejeter l’application de cette nouvelle loi sur la presse qu’ils jugent « liberticide » pour la liberté d’expression au Burkina Faso. La FAJ demande au gouvernement burkinabè de revoir les peines d’amendes et les dispositions sur la récidive.

Par contre, l’adoption le 30 août 2015 de la loi sur « l’accès aux sources d’information publique et aux documents publics a été saluée dans le pays et dans la région. Selon le Centre africain pour l’accès à l’information (AFIC) l’adoption de cette loi fait du Burkina Faso le 17ème pays africain à adopter une législation sur l’accès à l’information. « Nous invitons les dirigeants du Burkina Faso à promulguer la loi en vue de sa mise en application immédiate », a conclu Maria Luisa.

A propos de l'auteur

Late Pater

Il est rédacteur au journal L’Union pour la Patrie et au site web Pa-lunion.com

Du même auteur

Soutenir par un don