Flash
24.08.2016 Bons résultats économiques : Deux ans après sa création, l’Office Togolais des Recettes (OTR) affiche des résultats positifs. Selon les responsables de l’institution, les recettes fiscales ont accru au cours de leur gestion. Entre 2014 et 2015, les recouvrements ont augmenté, atteignant une estimation de plus de 12%. Depuis janvier 2016, les recettes sont également en hausse de plus de 32% en comparaison aux années précédentes.
11.08.2016 JO : Clarisse Agbenyenou, togolaise d’origine, a offert une médaille d’argent à la France pour le compte des Jeux Olympiques de Rio. Ceci suite à sa finale perdue en judo (catégorie des moins de 63 kg) face à une Slovène.
11.08.2016 Football féminin : La deuxième édition du tournoi dénommé Trophée CECAM est lancée. Ce deuxième acte, contrairement au premier, se jouera à Lomé et à Sokodé et sera donc répartie en deux zones. Une super coupe se jouera entre les finalistes des deux pôles. La compétition démarre le 21 août dans la zone sud et le 27 août dans le nord.
11.08.2016 Télécommunication : Officiellement lancé le 27 juillet dernier, le service 3G de l’opérateur de téléphonie mobile Moov est opérationnel déjà depuis ce 09 août.
02.08.2016 Miami 228 brûle légèrement : Un incendie s’est déclaré ce matin à Lomé. La maison qui abrite la boite de nuit Miami 228 a pris feu. Aucune perte en vie humaine n’est signalée. Les causes de cet accident léger restent encore méconnues.
31.07.2016 Rentrée scolaire 2016-2017 : Déjà des soucis pour le ministre Georges Aïdam ; les enseignants du technique réclament des primes de logement, d’incitation à la fonction enseignante, de veille et de la salissure
27.07.2016 Coopération Sud-Sud : Les chambres de Commerce et d’Industrie du Togo et de l’Algerie signent un accord de partenariat

LA CHUTE DE SARKOZY

La vie politique est impitoyable. Les courtisans tressent des couronnes de lauriers au leader victorieux. Ils lancent des flèches empoisonnées à ceux qui perdent le pouvoir.

Durant ce quinquennat, Nicolas Sarkozy aura vu se prosterner devant lui tous les seigneurs du système avant de les voir quitter son entourage de façon souterraine ou dans un mode brutal.

Il aura exercé, il est vrai, dans les deux premières années de son mandat un pouvoir quasi absolu qui s’est ensuite effiloché au fur et à mesure que s’additionnaient les échecs électoraux. En ce sens, la défaite présidentielle était largement induite par la perte de presque tous les bastions locaux et la chute du Sénat, naguère si conservateur, dans les bras de la gauche.

Aujourd’hui que l’échec est consommé, chacun s’emploie à noircir le tableau de la Sarkozye.

Sarkozy serait la victime de ses erreurs de style : une soirée au Fouquet, une croisière sur le yacht d’un industriel et un’ ’Casse toi pauvre con’’ lancé à un trublion.

Vétilles que tout cela mais la difficulté que Nicolas Sarkozy a éprouvée à trouver un style présidentiel adéquat a marqué plus profondément. Passant de la familiarité excessive à un rigorisme disproportionné, il a choqué les partisans de la présidence gaullienne.

Son style de gouvernement en lignes brisées lui a également fait perdre beaucoup de terrain. Discours divergents sur l’Afrique, alliances en ordre dispersé tantôt avec la Grande Bretagne, tantôt avec l’Allemagne, Kadhafi reçu en grande pompe avant d’être mitraillé.

Sarkozy a souffert aussi d’une inadéquate gestion des hommes. Les plus emblématiques des ministres Dati, Yade ou Darcos remerciés, Fillon en sursis au bénéfice de Borloo avant d’être à nouveau adoubé.

Il serait injuste de s’arrêter là et d’oublier la brillante représentation de la France sur le plan international, l’amorce de la gestion rigoureuse des dépenses publiques, l’indispensable réforme des retraites et la gestion maîtrisée des crises internationales ou internes.

En réalité, Nicolas Sarkozy paye, comme les autres dirigeants européens, la note de la crise économique. C’est à elle qu’il doit son échec.

Comme naguère Valery Giscard d’Estaing, il est la victime expiatoire du désastre économique et financier. Tous les défauts qui sont aujourd’hui portés au passif du président sortant ne sont que des explications dérisoires par rapport à l’essentiel.

A propos de l'auteur

Du même auteur