REPÈRES
Société

L’essence « freulaté » toujours dans les réservoirs

L’opréation « Entonnoir » ne freine pas le « boudè »

vendredi 23 mars 2012, par El Fuero


Près de 50% des produits pétroliers consommés au Togo proviennent du secteur informel, alors que c’est un commerce dangereux tant pour les personnes que pour leurs biens, selon le Ministère de la sécurité et de la protection civile. Le mois dernier, un accident entre motocyclistes transportant de l’essence frelatée localement appelé « boudè », survenu en pleine circulation à Adidogomé (banlieue ouest de Lomé), a occasionné un incendie qui a fait deux morts et plusieurs blessés. Sur le plan matériel, deux motos et une voiture complètement calcinée. Des drames de ce type sont fréquents au Togo, voisin du Bénin à partir duquel s’organise le trafic frauduleux des hydrocarbures.

Le gouvernement qui entend fragiliser ce secteur informel, a mis au point depuis prés de deux ans, une opération dénommée « Entonnoir » dont la seconde phase qui fait ses preuves.

En dépit de l’opération « Entonnoir » coordonnée par le Ministère de la Sécurité, une mesure visant à freiner le commerce illicite de l’essence frelaté en procédant par des descentes musclées et de saisies, certains concitoyens continuent de trafiquer l’essence de contrebande.

De leur côté, les contrebandiers, sceptiques pour la reconversion, ont du mal à changer d’activité. Le secteur formel représente 25 à 30% de la quantité de carburant consommé au Togo contre 70 à 75%pour l’informel, a indiqué une étude du ministère du commerce.

Pour la reconversion, certains acteurs de ce secteur informel sont prêts à changer d’activité. Vendant depuis une dizaine d’années de l’essence frelatée au quartier de Cotonou Nyékonakpoè, Marius Touglo a confié à Togo en vogue qu’il avait fait depuis lors l’option d’une reconversion professionnelle. « C’est la catastrophe, nous ne vendons plus rien et nous risquons de mourir de faim », a-t-il indiqué.

« Nous, en tant qu’anciens dans ce métier, nous sommes prêts à prendre à bras le corps une autre activité plus porteuse et qui comporte moins de risque. Mais ceci ne saurait se faire aussi facilement sans l’aide de l’Etat », a-t-il ajouté.

Son cousin Yéma, très intéressé par la question, renchérit : « Jusqu’à présent, nous ne savons pas à quel saint nous vouer. Nous sommes les premiers à connaître les gros risques que nous courons en exerçant cette activité. Nous sommes prêts à faire au tre chose, tout de suite même, s’il le faut ».

Si ces derniers qui ont une certaine maîtrise en la matière, veulent raccrocher aujourd’hui, alors pourquoi ne pas les encourager à changer de métier dont les risques sont minimes ? L’avis est donc lancé autres contrebandiers.

 

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