Parutions du jeudi 26 janvier

L’échec des Éperviers à la CAN 2017

Les journaux parus jeudi dans les kiosques sont revenus sur la participation du Togo à la CAN qui se déroule au Gabon. Beaucoup sont-ils à chercher le coupable de l’élimination du pays au premier tour.

Les Éperviers continuent, deux jours après leur élimination de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2017 de susciter le débat. S’il reconnait que « Les Éperviers sont tombés armes à la main », Warra les Vainqueurs trouve que « La méforme de certains joueurs et les choix hasardeux de l’entraîneur feront couler beaucoup d’encre et de salive les jours à venir ».

Et pas besoin de l’anticiper puisque le débat est ce jeudi fait par le presse.

« Que du gâchis » titre L’Equipe sportive qui ironise, « Le Roy, le sorcier exorcisé ». Le journal indexe plusieurs lacunes de l’équipe nationale et met en doute la capacité du coach à faire de bons résultats. « Claude Le Roy n’a plus grand-chose à donner au foot africain. Contre Renard et Ibenge, il s’est montré incapable de mettre un dispositif pour enrhumer le jeu de l’adversaire », commente-t-il. Pour l’Equipe sportive, « Le football reste un jeu certes, on peut ne pas récolter les fruits sur le moment mais il y a des signes qui autorisent l’espoir. Des trois matches des Éperviers à cette CAN, seul le premier a fait croire qu’il y avait une place pour quelque chose ».

Le Changement est semble-t-il d’avis avec l’Equipe Sportive. « Les joueurs ont fait de leur mieux. La faute est à imputer à l’entraîneur Claude Le Roy qui a fait preuve d’improvisation », écrit le confrère.

« Et si Claude le Roy était un entraîneur togolais ? », s’interroge Le Correcteur. Le journal n’est pas du tout tendre avec le français à qui il reproche des « incongruités » surtout concernant ses choix. Le Roy est selon Le Correcteur un entraîneur qui « ne reconnait pas ses lacunes et continue de se perdre en conjectures ». « La question fondamentale que l’on peut se poser avec un entraîneur aussi zélé et autiste est de savoir ce qu’on peut faire pour 2019 », conclut le journal.

« Une élimination logique », titre de son côté Le Patriote. Le journal incrimine « la méforme physique des joueurs et les ratées technico-tactiques de Claude Le Roy », causes selon lui du « retour au bercail des rapaces togolais ».

Cette élimination est-elle synonyme d’ « Un naufrage collectif », s’interroge le Bâtisseur.

Chronique de la Semaine, de son côté, accuse les acteurs notamment les Éperviers et leurs sélectionneur. Le journal qualifie la défense de l’équipe nationale de « trop attentiste », la ligne d’attaque un peu fébrile, n’arrivant pas à « répondre du tic au tac ». Aussi, il indexe les « choix tactiques hasardeux » de Claude Le Roy.
La défaite consommée, Chronique de la Semaine pense que « l’heure de regarder vers d’autres horizons tout en espérant trouver de valeureux combattants, capables de relever le défi en 2019 vient de sonner ». Echos du pays après avoir trouvé les failles dans le coaching de Claude Le Roy se tourne aussi vers l’avenir. « Il faut reprendre le travail pour les années à venir et désormais cap sur 2019. Claude Le Roy sait ce qui lui reste à faire. Il n’y aura plus d’excuse pour lui dans la mesure où il connait à présent l’équipe togolaise. Il doit penser à injecter du sang neuf à la sélection », commente Echos du Pays.

Liberté, de son côté titre « La récréation terminée, retour aux problèmes abandonnés ». Pour le quotidien, « l’aventure gabonaise était une sorte d’évasion ou de récréation » et il faut après elle faire de nouveau face « aux problèmes laissés au frigo », lesquels concernent entre autres la politique, le social et l’économie.

Economie justement…Focus Infos promène ce jeudi sa loupe au port autonome de Lomé (PAL). Le journal s’interroge, « Baisse d’activités, recul des recettes, mauvaises performances, grogne des opérateurs… que se passe-t-il au port ». Le journal doigte des « réformes mal conçues ou inefficacement menées qui plombent les performances et impactent sur les chiffres d’affaires » des acteurs du PAL. Dans le lot des failles, la société Antaser à qui il « est reproché une mise en œuvre sans concertation qui a de plus renchéri les coûts de la destination du PAL »

Ailleurs dans la presse, Antaser semble être plébiscité pour son travail effectué en 2016 au Togo.
« Trafic commercial/ Sécurisation, identification et contrôle : Antaser-Togo SA veille », écrit Flambeau des démocrates. Pour le journal, le bilan d’Antaser est « d’ores et déjà satisfaisant ». « Un peu plus de trois milliards de FCFA, c’est la recette chiffrée engendrée au Trésor public en moins d’un an d’activité », écrit Flambeau des Démocrates. Cette information est confirmée par Le Bâtisseur , Chronique de la Semaine, et Warra les Vainqueurs. Le Changement juge aussi qu’ « Antaser Togo est une société portuaire qui fait progresser l’économie togolaise ». Forum de la Semaine, dans la même logique, zoome sur le Bordereau électronique de suivi de cargaison (BESC) d’Antaser-Togo, un outil qui entend « booster les recettes nationales ».

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

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