Concert King Mensah au stade Kégué : King Mensah a fait danser le public, malgré les aléas du son

15 ans de carrière musicale de King Mensah

L’amateurisme qui a failli coûter cher

Le public au rendez-vous au stade de Kégué pour les 15 ans de carrière de King Mensah a déploré le son. Retour sur les coulisses d’un concert qui a frôlé la catastrophe.

Sans nul doute, King Mensah a fait danser le public. Cependant, les mélomanes qui ont eu le plaisir de vivre son premier concert au stade de Kégué en décembre 2010, ont vite fait de constater la qualité approximative du son lors du concert de la dernière fois.

Les ennuis ont commencé quand un disjoncteur a pris feu juste avant l’annonce de l’artiste sur scène. Les fans installés dans la tribune (coté Est, faisant face à la tribune officielle) ont protesté contre la qualité du son qui peine à leur parvenir, en lançant des sachets d’eau communément appelés « pure water ». Du coup, la pression devient plus lourde sur les musiciens, et plus sur les techniciens. Tous pointent du doigt l’amateurisme de Roger « Sang de Jésus », le prestataire de service sensé livrer à temps le matériel, le mettre en place et laisser l’ingénieur du son Burkinabé, Koanda Osséni faire son travail.

« Roger doit comprendre qu’il n’est pas ingénieur du son. Il y a des gens qui ont le matériel et d’autres ont la tête pour le gérer », a lancé un musicien agacé.

Très connu pour ses frasques et écarts de langage, Roger aime porter le manteau d’ingénieur du son sans pour autant les qualités requises. « C’est mon matériel », clame-t-il à chaque fois. Conséquence : le fameux « ingénieur du son » a livré le matos à compte goutte. Ce qui plombe du coup le travail du spécialiste invité pour gérer le son. Koanda a déjà prouvé ses compétences à des centaines de concerts. On peut citer entre autres ceux de Tiken Jah Fakoly, Alpha Blondy, le festival « les nuits atypiques de Koudougou », la cérémonie des Kundé… et justement le concert de King Mensah du 25 décembre 2010.

Les comportements et méthodes amateurs de l’accusé n’ont pas rendu la tache facile. La preuve est que les musiciens n’ont pas été en mesure de faire la balance prévue pour samedi nuit. Idem pour le dimanche dans la matinée, jour du concert. Les musiciens se sont juste contentés de quelques réglages. Et ce n’est pas tout. Jean Pierre Fénardon, technicien sur plusieurs festival en France et l’éclairagiste (venu de Ouaga) n’ont pas travaillé comme ça devait l’être « juste parce que Roger n’a pas collaboré » car, « il est jaloux du fait qu’on fasse venir d’autres sur l’évènement », déplorent la majorité des musiciens.

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